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Five-year Bible reading plan for 18 May 2020

The Jerusalem Bible (fr)

1 Corinthiens, Chapitre 14,  vers 13-25

II. Solution de divers problèmes> 1 Hiérarchie des charismes en vue de l’utilité commune.
13 C’est pourquoi celui qui parle en langue doit prier pour pouvoir interpréter.
14 Car, si je prie en langue, mon esprit est en prière, mais mon intelligence n’en retire aucun fruit.
15 Que faire donc ? Je prierai avec l’esprit, mais je prierai aussi avec l’intelligence. Je dirai un hymne avec l’esprit, mais je le dirai aussi avec l’intelligence.
16 Autrement, si tu ne bénis qu’en esprit, comment celui qui a rang de non-initié répondra-t-il « Amen ! » à ton action de grâces, puisqu’il ne sait pas ce que tu dis ?
17 Ton action de grâces est belle, certes, mais l’autre n’en est pas édifié.
18 Je rends grâces à Dieu de ce que je parle en langues plus que vous tous ;
19 mais dans l’assemblée, j’aime mieux dire cinq paroles avec mon intelligence, pour instruire aussi les autres, que dix mille en langue.
20 Frères, ne soyez pas des enfants pour le jugement ; des petits enfants pour la malice, soit, mais pour le jugement soyez des hommes faits.
21 Il est écrit dans la Loi : C’est par des hommes d’une autre langue et par des lèvres d’étrangers que je parlerai à ce peuple, et même ainsi ils ne m’écouteront pas, dit le Seigneur.
22 Ainsi donc, les langues servent de signe non pour les croyants, mais pour les infidèles : la prophétie, elle, n’est pas pour les infidèles mais pour les croyants.
23 Si donc l’Église entière se réunit ensemble et que tous parlent en langues, et qu’il entre des non-initiés ou des infidèles, ne diront-ils pas que vous êtes fous ?
24 Mais si tous prophétisent et qu’il entre un infidèle ou un non-initié, le voilà repris par tous, jugé par tous ;
25 les secrets de son cœur sont dévoilés, et ainsi, tombant sur la face, il adorera Dieu, en déclarant que Dieu est réellement parmi vous.
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14 i) Dans la prière du glossolale, perdu en « esprit », il n’y a rien d’assimilable pour l’« intelligence ».


16 j) Celui qui n’est pas favorisé de dons semblables.


21 k) Texte cité très librement.


21 l) Comme les Israélites n’écoutent pas le prophète, il les menace d’avoir à écouter les langues incompréhensibles d’envahisseurs étrangers.


22 m) Dans le style de la diatribe, Paul met dans la bouche d’un opposant imaginaire une conclusion tirée de la citation. Si la glossolalie est sans utilité dans l’Église (à la différence de la prophétie) elle doit avoir un but apologétique en servant de signe pour ceux de l’extérieur. Paul contredit alors cela aux vv. 23-24.


Tandis qu’il écrivait les épîtres aux Thessaloniciens, Paul évangélisait Corinthe durant plus de dix-huit mois, Ac 18.1-18, du printemps 50 à la fin de l’été 51. Selon sa coutume d’agir dans les grands centres, il voulait implanter la foi au Christ dans ce port fameux très peuplé, d’où elle rayonnerait dans toute l’Achaïe, 2 Co 1.1 ; 9.2. De fait, il réussit à y établir, surtout dans les couches modestes de la population, 1 Co 1.26-28, une forte communauté. Mais cette grande ville était un foyer de culture grecque, où s’affrontaient des courants de pensée et de religion fort divers. Le contact de la jeune foi chrétienne avec cette capitale du paganisme devait poser pour les néophytes bien des problèmes délicats. C’est à les résoudre que s’emploie l’Apôtre dans les deux lettres qu’il leur écrit.

La genèse de ces deux épîtres est assez claire, en dépit de quelques points douteux. Une première lettre « précanonique », 1 Co 5.9-13, de date incertaine, n’a pas été conservée. Plus tard, durant le séjour qu’il fit à Éphèse au cours du troisième voyage, durant juste un peu plus de deux ans (52-54), Ac 19.1 ; 20.1, des questions apportées par une délégation de Corinthiens, 1 Co 16.17, auxquelles s’ajoutaient des informations reçues par le moyen d’Apollos, Ac 18.27s ; 1 Co 16.12, et des « gens de Chloé », 1 Co 1.11, poussèrent Paul à écrire une nouvelle lettre, qui est notre 1 Co, aux environs de Pâques 54 (1 Co 5.7s ; 16.5-9). Peu après, une crise dut se produire à Corinthe, où Timothée joua probablement un rôle, (1 Co 4.17 ; 16.10-11) et qui l’obligea à y faire une visite rapide et pénible, 2 Co 1.23–2.1, au cours de laquelle il promit de revenir bientôt, 2 Co 1.15-16. En fait, il ne revint pas et remplaça cette visite par une lettre sévère et écrite « parmi bien des larmes », 2 Co 2.3s, 9, qui produisit un effet salutaire, 2 Co 7.8-13. C’est en Macédoine, après avoir quitté Éphèse à la suite de crises très graves mal connues de nous, 1 Co 15.32 ; 2 Co 1.8-10 ; Ac 19.23-40, que Paul apprit de Tite cet heureux résultat, 2 Co 1.12s ; 7.5-16 ; et c’est alors qu’il écrivit les deux parties de 2 Co, pendant le printemps et l’été de 55. Il devait ensuite repasser par Corinthe, Ac 20.1s, cf. 2 Co 9.5 ; 12.14 ; 13.1, 10, pour de là remonter à Jérusalem et y être fait prisonnier.

Selon certains, 2 Co serait une compilation de plusieurs lettres – jusqu’à cinq – envoyées par Paul à Corinthe en différentes occasions. D’autres, moins impressionnés par les transitions difficiles que cette théorie cherche à expliquer, admettent cependant que les chap. 10-13 ne peuvent être la suite de 1-9. Il est psychologiquement impossible que Paul passe brutalement de la célébration de la réconciliation des chap. 1-9 à l’admonestation amère et aux justifications sarcastiques des chap. 10-13. On a suggéré que les chap. 10-13 pourraient être l’épître écrite dans les larmes, à cause de leur ton sévère, mais cela ne convient guère au contexte. L’épître écrite dans les larmes a été provoquée par la conduite d’un individu, 2 Co :2.5-8, or il n’y est même pas fait allusion dans les chap. 10-13, qui parlent du tort fait aux communautés par les faux apôtres. Il est donc plus probable que ces chapitres ont été déterminés par une détérioration de la situation à Corinthe après l’envoi des chap. 1-9.

Si ces épîtres apportent sur l’âme de Paul et sur ses relations avec ses convertis des lumières d’un extrême intérêt, leur importance doctrinale n’est pas moindre. Nous y trouvons, surtout dans 1 Co, des informations et des décisions sur bien des problèmes cruciaux du christianisme primitif, aussi bien dans sa vie intérieure : pureté des mœurs, 1 Co :5.1-13 ; 6.12-20, mariage et virginité, 1 Co 7.1-40, tenue des assemblées religieuses et célébration de l’eucharistie, 11-12, usage des charismes, 1 Co 12.1–14.40, – que dans ses rapports avec le monde païen : appel aux tribunaux, 1 Co 6.1-11, viandes offertes aux idoles 8-10. Ce qui aurait pu n’être que cas de conscience ou règlements de liturgie devient, grâce au génie de Paul, occasion de vues profondes sur la vraie liberté de la vie chrétienne, la sanctification du corps, le primat de la charité, l’union au Christ. La défense de son apostolat, 2 Co 10-13, lui inspire des pages splendides sur la grandeur du ministère apostolique, 2 Co 2.12 – 6.10 ; et le sujet très concret de la collecte, 2 Co 8-9, est illuminé par l’idéal de l’union entre les Églises. L’horizon eschatologique est toujours présent et sous-tend tout l’exposé sur la résurrection de la chair, 1 Co 15. Mais les descriptions apocalyptiques de 1 Th et 2 Th font place à une discussion plus rationnelle qui justifie cette espérance difficile pour des esprits grecs. Cette adaptation de l’Évangile au monde nouveau où il pénètre se manifeste surtout dans l’opposition de la folie de la Croix à la sagesse hellénique. Aux Corinthiens qui se divisent en s’opposant leurs différents maîtres et leurs talents humains, Paul rappelle qu’il n’y a qu’un seul maître, le Christ, un seul message, le salut par sa croix, et que là est la seule et vraie Sagesse, 1 Co 1.10 – 4.13. Ainsi, par la force des choses et sans renier les perspectives eschatologiques, il est amené à insister davantage sur la vie chrétienne présente, comme union au Christ dans la vraie connaissance qui est celle de la foi. Cette vie que donne la foi, il va l’approfondir encore, et, cette fois, par rapport au judaïsme, à la suite de la crise galate.

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14 


14:13 That he may be able to interpret - Which was a distinct gift.


14:14 If I pray in an unknown tongue - The apostle, as he did at 1Co 14:6, transfers it to himself.My spirit prayeth - By the power of the Spirit I understand the words myself. But my understanding is unfruitful - The knowledge I have is no benefit to others.


14:15 I will pray with the spirit, but I will pray with the understanding also - I will use my own understanding, as well as the power of the Spirit. I will not act so absurdly, as to utter in a congregation what can edify none but myself.


14:16 Otherwise how shall he that filleth the place of a private person - That is, any private hearer. Say Amen - Assenting and confirming your words, as it was even thenusual for the whole congregation to do.


14:19 With my understanding - In a rational manner; so as not only to understand myself, but to be understood by others.


14:20 Be not children in understanding - This is an admirable stroke of true oratory! to bring down the height of their spirits, by representing that wherein they prided themselves most, as mere folly and childishness. In wickedness be ye infants - Have all the innocence of that tender age. But in understanding be ye grown men - Knowing religion was not designed to destroy any of our natural faculties, but to exalt and improve them, our reason in particular.


14:21 It is written in the Law - The word here, as frequently, means the Old Testament. In foreign tongues will I speak to this people - And so he did. He spake terribly to them by the Babylonians, when they had set at nought what he had spoken by the prophets, who used their own language. These words received a farther accomplishment on the day of pentecost. Is 28:11.


14:22 Tongues are intended for a sign to unbelievers - To engage their attention, and convince them the message is of God. Whereas prophecy is not so much for unbelievers, as for the confirmation of them that already believe.


14:23 Yet - Sometimes prophecy is of more use, even to unbelievers, than speaking with tongues. For instance: If the whole church be met together - On some extraordinary occasion. It is probable, in so large a city, they ordinarily met in several places. And there come in ignorant persons - Men of learning might have understood the tongues in which they spoke. It is observable, St. Paul says here, ignorant persons or unbelievers; but in the next verse, an unbeliever or an ignorant person. Several bad men met together hinder each other by evil discourse. Single persons are more easily gained.


14:24 He is convicted by all - who speak in their turns, and speak to the heart of the hearers. He is judged by all - Every one says something to which his conscience bears witness.


14:25 The secrets of his heart are made manifest - Laid open, clearly described; in a manner which to him is most astonishing and utterly unaccountable. How many instances of it are seen at this day! So does God still point his word.


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