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The Jerusalem Bible (fr)

2 Corinthiens, Chapitre 1

Paul, apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu, et Timothée, le frère, à l’Église de Dieu établie à Corinthe, ainsi qu’à tous les saints qui sont dans l’Achaïe entière ;
à vous grâce et paix de par Dieu, notre Père, et le Seigneur Jésus Christ !
Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation,
qui nous console dans toute notre tribulation, afin que, par la consolation que nous-mêmes recevons de Dieu, nous puissions consoler les autres en quelque tribulation que ce soit.
De même en effet que les souffrances du Christ abondent pour nous, ainsi, par le Christ, abonde aussi notre consolation.
Sommes-nous dans la tribulation ? C’est pour votre consolation et salut. Sommes-nous consolés ? C’est pour votre consolation, qui vous donne de supporter avec constance les mêmes souffrances que nous endurons, nous aussi.
Et notre espoir à votre égard est ferme : nous savons que, partageant nos souffrances, vous partagerez aussi notre consolation.
Car nous ne voulons pas que vous l’ignoriez, frères : la tribulation qui nous est survenue en Asie nous a accablés à l’excès, au-delà de nos forces, à tel point que nous désespérions même de conserver la vie.
Vraiment, nous avons porté en nous-mêmes notre arrêt de mort, afin d’apprendre à ne pas mettre notre confiance en nous-mêmes mais en Dieu, qui ressuscite les morts.
10 C’est lui qui nous a délivrés d’une telle mort et nous en délivrera ; en lui nous avons cette espérance qu’il nous en délivrera encore.
11 Vous-mêmes nous aiderez par la prière, afin que ce bienfait, qu’un grand nombre de personnes nous auront obtenu, soit pour un grand nombre un motif d’action de grâces à notre sujet.
12 Ce qui fait notre fierté, c’est ce témoignage de notre conscience que nous nous sommes comportés dans le monde, et plus particulièrement à votre égard, avec la simplicité et la pureté qui viennent de Dieu, non pas avec une sagesse charnelle, mais bien avec la grâce de Dieu.
13 En effet, il n’y a rien dans nos lettres que ce que vous y lisez et comprenez. Et j’espère que vous comprendrez pleinement —
14 ainsi que vous nous avez compris en partie — que nous sommes pour vous un titre de gloire, comme vous le serez pour nous, au Jour de notre Seigneur Jésus.
15 C’est dans cette assurance que je voulais venir chez vous tout d’abord pour vous procurer une seconde grâce ;
16 puis de chez vous passer en Macédoine et de Macédoine revenir chez vous ; et vous m’auriez acheminé vers la Judée.
17 En formant ce projet, aurais-je donc fait preuve de légèreté ? Ou bien mes projets s’inspirent-ils de la chair, en sorte qu’il y ait en moi le oui, oui, et le non, non ?
18 Aussi vrai que Dieu est fidèle, notre langage avec vous n’est pas oui et non.
19 Car le Fils de Dieu, le Christ Jésus, que nous avons proclamé parmi vous, Silvain, Timothée et moi, n’a pas été oui et non ; il n’y a eu que oui en lui.
20 Toutes les promesses de Dieu ont en effet leur oui en lui ; aussi bien est-ce par lui que nous disons l’« Amen » à Dieu pour sa gloire.
21 Et Celui qui nous affermit avec vous dans le Christ et qui nous a donné l’onction, c’est Dieu,
22 Lui qui nous a aussi marqués d’un sceau et a mis dans nos cœurs les arrhes de l’Esprit.
23 Pour moi, j’en prends Dieu à témoin sur mon âme, c’est par ménagement pour vous que je ne suis plus venu à Corinthe.
24 Ce n’est pas que nous entendions régenter votre foi. Non, nous contribuons à votre joie ; car, pour la foi, vous tenez bon.

2 Corinthiens, Chapitre 2

Je décidai donc en moi-même de ne pas revenir chez vous dans la tristesse.
Car si c’est moi qui vous attriste, qui peut alors me donner de la joie sinon celui que j’aurai attristé ?
Et si j’ai écrit ce que vous savez, c’était pour ne pas éprouver de tristesse, en venant, du fait de ceux qui devraient me donner de la joie, persuadé à l’égard de vous tous que ma joie est aussi la vôtre, à vous tous.
Oui, c’est dans une grande tribulation et angoisse de cœur que je vous ai écrit, parmi bien des larmes, non pour que vous soyez attristés, mais pour que vous sachiez l’extrême affection que je vous porte.
Que si quelqu’un a causé de la tristesse, ce n’est pas à moi qu’il en a causé ; c’est, dans une certaine mesure (n’exagérons rien), à vous tous.
C’est assez pour cet homme-là du châtiment infligé par la majorité,
en sorte qu’il vaut mieux au contraire lui pardonner et l’encourager, de peur que cet homme-là ne vienne à sombrer dans une tristesse excessive.
C’est pourquoi je vous exhorte à faire prévaloir envers lui la charité.
Aussi bien, en écrivant, je ne me proposais que de vous mettre à l’épreuve et de voir si vous êtes en tous points obéissants.
10 Mais à qui vous pardonnez, je pardonne aussi ; car, si j’ai pardonné — pour autant que j’ai eu à pardonner — c’est à cause de vous, en présence du Christ.
11 Il ne s’agit pas d’être dupes de Satan, car nous n’ignorons pas ses desseins.
12 J’arrivai donc à Troas pour l’Évangile du Christ, et, bien qu’une porte me fût ouverte dans le Seigneur,
13 mon esprit n’eut point de repos, parce que je ne trouvai pas Tite, mon frère. Je pris donc congé d’eux et partis pour la Macédoine.
14 Grâces soient à Dieu qui, dans le Christ, nous emmène sans cesse dans son triomphe et qui, par nous, répand en tous lieux le parfum de sa connaissance.
15 Car nous sommes bien, pour Dieu, la bonne odeur du Christ parmi ceux qui se sauvent et parmi ceux qui se perdent ;
16 pour les uns, une odeur qui de la mort conduit à la mort ; pour les autres, une odeur qui de la vie conduit à la vie. Et de cela qui est capable ?
17 Nous ne sommes pas, en effet, comme la plupart, qui frelatent la parole de Dieu ; non, c’est en toute pureté, c’est en envoyés de Dieu que, devant Dieu, nous parlons dans le Christ.

2 Corinthiens, Chapitre 3

Recommençons-nous à nous recommander nous-mêmes ? Ou bien aurions-nous besoin, comme certains, de lettres de recommandation pour vous ou de vous ?
Notre lettre, c’est vous, une lettre écrite en vos cœurs, connue et lue par tous les hommes.
Vous êtes manifestement une lettre du Christ remise à nos soins, écrite non avec de l’encre, mais avec l’Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs.
Telle est la conviction que nous avons par le Christ auprès de Dieu.
Ce n’est pas que de nous-mêmes nous soyons capables de revendiquer quoi que ce soit comme venant de nous ; non, notre capacité vient de Dieu,
qui nous a rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’Esprit ; car la lettre tue, l’Esprit vivifie.
Or, si le ministère de la mort, gravé en lettres sur des pierres, a été entouré d’une telle gloire que les fils d’Israël ne pouvaient fixer les yeux sur le visage de Moïse à cause de la gloire de son visage, pourtant passagère,
comment le ministère de l’Esprit n’en aurait-il pas davantage ?
Si en effet le ministère de la condamnation fut glorieux, combien plus le ministère de justice l’emporte-t-il en gloire !
10 Non, si de ce point de vue, on la compare à cette gloire suréminente, la gloire de ce premier ministère n’en fut pas une.
11 Car, si ce qui était passager s’est manifesté dans la gloire, combien plus ce qui demeure sera-t-il glorieux !
12 En possession d’une telle espérance, nous nous comportons avec beaucoup d’assurance,
13 et non comme Moïse, qui mettait un voile sur son visage pour empêcher les fils d’Israël de voir la fin de ce qui était passager...
14 Mais leur entendement s’est obscurci. Jusqu’à ce jour en effet, lorsqu’on lit l’Ancien Testament, ce même voile demeure. Il n’est point retiré ; car c’est le Christ qui le fait disparaître.
15 Oui, jusqu’à ce jour, toutes les fois qu’on lit Moïse, un voile est posé sur leur cœur.
16 C’est quand on se convertit au Seigneur que le voile est enlevé.
17 Car le Seigneur, c’est l’Esprit, et où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté.
18 Et nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme en un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en cette même image, allant de gloire en gloire, comme de par le Seigneur, qui est Esprit.

2 Corinthiens, Chapitre 4

Voilà pourquoi, miséricordieusement investis de ce ministère, nous ne faiblissons pas,
mais nous avons répudié les dissimulations de la honte, ne nous conduisant pas avec astuce et ne falsifiant pas la parole de Dieu. Au contraire, par la manifestation de la vérité, nous nous recommandons à toute conscience humaine devant Dieu.
Que si notre Évangile demeure voilé, c’est pour ceux qui se perdent qu’il est voilé,
pour les incrédules, dont le dieu de ce monde a aveuglé l’entendement afin qu’ils ne voient pas briller l’Évangile de la gloire du Christ, qui est l’image de Dieu.
Car ce n’est pas nous que nous proclamons, mais le Christ Jésus, Seigneur ; nous ne sommes, nous, que vos serviteurs, à cause de Jésus.
En effet le Dieu qui a dit : Que des ténèbres resplendisse la lumière, est Celui qui a resplendi dans nos cœurs, pour faire briller la connaissance de la gloire de Dieu, qui est sur la face du Christ.
Mais ce trésor, nous le portons en des vases d’argile, pour que cet excès de puissance soit de Dieu et ne vienne pas de nous.
Nous sommes aux prises, mais non pas écrasés ; ne sachant qu’espérer, mais non désespérés ;
harcelés, mais non abandonnés ; terrassés, mais non vaincus.
10 Nous portons partout et toujours en notre corps les souffrances de mort de Jésus, pour que la vie de Jésus soit, elle aussi, manifestée dans notre corps.
11 Quoique vivants en effet, nous sommes continuellement livrés à la mort à cause de Jésus, pour que la vie de Jésus soit, elle aussi, manifestée dans notre chair mortelle.
12 Ainsi donc, la mort fait son œuvre en nous, et la vie en vous.
13 Mais, possédant ce même esprit de foi, selon ce qui est écrit : J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé, nous aussi, nous croyons, et c’est pourquoi nous parlons,
14 sachant que Celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera nous aussi avec Jésus, et nous placera près de lui avec vous.
15 Car tout cela arrive à cause de vous, pour que la grâce, se multipliant, fasse abonder l’action de grâces chez un plus grand nombre, à la gloire de Dieu.
16 C’est pourquoi nous ne faiblissons pas. Au contraire, même si notre homme extérieur s’en va en ruine, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour.
17 Car la légère tribulation d’un instant nous prépare, jusqu’à l’excès, une masse éternelle de gloire,
18 à nous qui ne regardons pas aux choses visibles, mais aux invisibles ; les choses visibles en effet n’ont qu’un temps, les invisibles sont éternelles.

2 Corinthiens, Chapitre 5

Nous savons en effet que si cette tente — notre maison terrestre — vient à être détruite, nous avons un édifice qui est l’œuvre de Dieu, une maison éternelle qui n’est pas faite de main d’homme, dans les cieux.
Aussi gémissons-nous dans cet état, ardemment désireux de revêtir par-dessus l’autre notre habitation céleste,
si toutefois nous devons être trouvés vêtus, et non pas nus.
Oui, nous qui sommes dans cette tente, nous gémissons, accablés ; nous ne voudrions pas en effet nous dévêtir, mais nous revêtir par-dessus, afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie.
Et Celui qui nous a faits pour cela même, c’est Dieu, qui nous a donné les arrhes de l’Esprit.
Ainsi donc, toujours pleins de hardiesse, et sachant que demeurer dans ce corps, c’est vivre en exil loin du Seigneur,
car nous cheminons dans la foi, non dans la claire vision...
Nous sommes donc pleins de hardiesse et préférons quitter ce corps pour aller demeurer auprès du Seigneur.
Aussi bien, que nous demeurions en ce corps ou que nous le quittions, avons-nous à cœur de lui plaire.
10 Car il faut que tous nous soyons mis à découvert devant le tribunal du Christ, pour que chacun recouvre ce qu’il aura fait pendant qu’il était dans son corps, soit en bien, soit en mal.
11 Connaissant donc la crainte du Seigneur, nous cherchons à persuader les hommes. Quant à Dieu, nous sommes à découvert devant lui, et j’espère que, dans vos consciences aussi, nous sommes à découvert.
12 Nous ne recommençons pas à nous recommander nous-mêmes devant vous ; nous vous donnons seulement occasion de vous glorifier à notre sujet, pour que vous puissiez répondre à ceux qui se glorifient de ce qui se voit et non de ce qui est dans le cœur.
13 En effet, si nous avons été hors de sens, c’était pour Dieu ; si nous sommes raisonnables, c’est pour vous.
14 Car l’amour du Christ nous presse, à la pensée que, si un seul est mort pour tous, alors tous sont morts.
15 Et il est mort pour tous, afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux.
16 Ainsi donc, désormais nous ne connaissons personne selon la chair. Même si nous avons connu le Christ selon la chair, maintenant ce n’est plus ainsi que nous le connaissons.
17 Si donc quelqu’un est dans le Christ, c’est une création nouvelle : l’être ancien a disparu, un être nouveau est là.
18 Et le tout vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec Lui par le Christ et nous a confié le ministère de la réconciliation.
19 Car c’était Dieu qui dans le Christ se réconciliait le monde, ne tenant plus compte des fautes des hommes, et mettant en nous la parole de la réconciliation.
20 Nous sommes donc en ambassade pour le Christ ; c’est comme si Dieu exhortait par nous. Nous vous en supplions au nom du Christ : laissez-vous réconcilier avec Dieu.
21 Celui qui n’avait pas connu le péché, Il l’a fait péché pour nous, afin qu’en lui nous devenions justice de Dieu.

2 Corinthiens, Chapitre 6

Et puisque nous sommes ses coopérateurs, nous vous exhortons encore à ne pas recevoir en vain la grâce de Dieu.
Il dit en effet : Au moment favorable, je t’ai exaucé ; au jour du salut, je t’ai secouru. Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut.
Nous ne donnons à personne aucun sujet de scandale, pour que le ministère ne soit pas décrié.
Au contraire, nous nous recommandons en tout comme des ministres de Dieu : par une grande constance dans les tribulations, dans les détresses, dans les angoisses,
sous les coups, dans les prisons, dans les désordres, dans les fatigues, dans les veilles, dans les jeûnes ;
par la pureté, par la science, par la patience, par la bonté, par un esprit saint, par une charité sans feinte,
par la parole de vérité, par la puissance de Dieu ; par les armes offensives et défensives de la justice ;
dans l’honneur et l’ignominie, dans la mauvaise et la bonne réputation ; tenus pour imposteurs et pourtant véridiques ;
pour gens obscurs, nous pourtant si connus ; pour gens qui vont mourir, et nous voilà vivants ; pour gens qu’on châtie, mais sans les mettre à mort ;
10 pour tristes, nous qui sommes toujours joyeux ; pour pauvres, nous qui faisons tant de riches ; pour gens qui n’ont rien, nous qui possédons tout.
11 Nous vous avons parlé en toute liberté, Corinthiens ; notre cœur s’est grand ouvert.
12 Vous n’êtes pas à l’étroit chez nous ; c’est dans vos cœurs que vous êtes à l’étroit.
13 Payez-nous donc de retour ; je vous parle comme à mes enfants, ouvrez tout grand votre cœur, vous aussi.
14 Ne formez pas d’attelage disparate avec des infidèles. Quel rapport en effet entre la justice et l’impiété ? Quelle union entre la lumière et les ténèbres ?
15 Quelle entente entre le Christ et Béliar ? Quelle association entre le fidèle et l’infidèle ?
16 Quel accord entre le temple de Dieu et les idoles ? Or c’est nous qui sommes le temple du Dieu vivant, ainsi que Dieu l’a dit : J’habiterai au milieu d’eux et j’y marcherai ; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple.
17 Sortez donc du milieu de ces gens-là et tenez-vous à l’écart, dit le Seigneur. Ne touchez rien d’impur, et moi, je vous accueillerai.
18 Je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout-puissant.

2 Corinthiens, Chapitre 7

En possession de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, achevant de nous sanctifier dans la crainte de Dieu.
Faites-nous place en vos cœurs. Nous n’avons fait tort à personne, nous n’avons ruiné personne, nous n’avons exploité personne.
Je ne dis pas cela pour vous condamner. Je vous l’ai déjà dit : vous êtes dans nos cœurs à la vie et à la mort.
J’ai grande confiance en vous, je suis très fier de vous. Je suis comblé de consolation ; je surabonde de joie dans toute notre tribulation.
De fait, à notre arrivée en Macédoine, notre chair ne connut pas de repos. Partout des tribulations : au-dehors, des luttes ; au-dedans, des craintes.
Mais Celui qui console les humiliés, Dieu, nous a consolés par l’arrivée de Tite,
et non seulement par son arrivée, mais encore par la consolation que vous-mêmes lui aviez donnée. Il nous a fait part de votre ardent désir, de votre désolation, de votre zèle pour moi, si bien qu’en moi la joie a prévalu.
Vraiment, si je vous ai attristés par ma lettre, je ne le regrette pas. Et si je l’ai regretté — je vois bien que cette lettre vous a, ne fût-ce qu’un moment, attristés —
je m’en réjouis maintenant, non de ce que vous avez été attristés, mais de ce que cette tristesse vous a portés au repentir. Car vous avez été attristés selon Dieu, en sorte que vous n’avez, de notre part, subi aucun dommage.
10 La tristesse selon Dieu produit en effet un repentir salutaire qu’on ne regrette pas ; la tristesse du monde, elle, produit la mort.
11 Voyez plutôt ce qu’elle a produit chez vous, cette tristesse selon Dieu. Quel empressement ! Que dis-je ? Quelles excuses ! Quelle indignation ! Quelle crainte ! Quel ardent désir ! Quel zèle ! Quelle punition ! Vous avez montré de toutes manières que vous étiez innocents en cette affaire.
12 Aussi bien, si je vous ai écrit, ce n’est ni à cause de l’offenseur ni à cause de l’offensé. C’était pour faire éclater chez vous devant Dieu l’empressement que vous avez à notre égard.
13 Voilà ce qui nous a consolés.À cette consolation personnelle s’est ajoutée une joie bien plus grande encore, celle de voir la joie de Tite, dont l’esprit a reçu apaisement de vous tous.
14 Que si devant lui je me suis quelque peu glorifié à votre sujet, je n’ai pas eu à en rougir. Au contraire, de même qu’en toutes choses nous vous avons dit la vérité, ainsi ce dont nous nous sommes glorifiés auprès de Tite s’est trouvé être la vérité.
15 Et son affection pour vous redouble, quand il se rappelle votre obéissance à tous, comment vous l’avez accueilli avec crainte et tremblement.
16 Je me réjouis de pouvoir en tout compter sur vous.

2 Corinthiens, Chapitre 8

Nous vous faisons connaître, frères, la grâce de Dieu qui a été accordée aux Églises de Macédoine.
Parmi les nombreuses tribulations qui les ont éprouvées, leur joie surabondante et leur profonde pauvreté ont débordé chez eux en trésors de générosité.
Selon leurs moyens, je l’atteste, et au-delà de leurs moyens, spontanément,
ils nous ont demandé avec beaucoup d’insistance la faveur de participer à ce service en faveur des saints.
Dépassant même nos espérances, ils se sont donnés eux-mêmes, d’abord au Seigneur, puis à nous, par la volonté de Dieu.
Aussi avons-nous prié Tite de mener encore à bonne fin chez vous cette libéralité, comme il avait commencé.
Mais, de même que vous excellez en tout, foi, parole, science, empressement de toute nature, charité que nous vous avons communiquée, il vous faut aussi exceller en cette libéralité.
Ce n’est pas un ordre que je donne ; je veux seulement, par l’empressement des autres, éprouver la sincérité de votre charité.
Vous connaissez, en effet, la libéralité de notre Seigneur Jésus Christ, qui pour vous s’est fait pauvre, de riche qu’il était, afin de vous enrichir par sa pauvreté.
10 C’est un avis que je donne là-dessus ; et c’est ce qui vous convient, à vous qui, dès l’an dernier, avez été les premiers non seulement à entreprendre mais encore à vouloir.
11 Maintenant donc achevez votre œuvre, afin que l’achèvement réponde à l’ardeur du vouloir, selon vos moyens.
12 Lorsque l’ardeur y est, on est agréé pour ce qu’on a, il n’est pas question de ce qu’on n’a pas.
13 Il ne s’agit point, pour soulager les autres, de vous réduire à la gêne ; ce qu’il faut, c’est l’égalité.
14 Dans le cas présent, votre superflu pourvoit à leur dénuement, pour que leur superflu pourvoie aussi à votre dénuement. Ainsi se fera l’égalité,
15 selon qu’il est écrit : Celui qui avait beaucoup recueilli n’eut rien de trop, et celui qui avait peu recueilli ne manqua de rien.
16 Grâces soient à Dieu, qui met au cœur de Tite le même empressement pour vous :
17 il a répondu à notre appel. Plus empressé même que jamais, c’est spontanément qu’il se rend chez vous.
18 Nous envoyons avec lui le frère dont toutes les Églises font l’éloge au sujet de l’Évangile.
19 Ce n’est pas tout ; il a encore été désigné par le suffrage des Églises comme notre compagnon de voyage dans cette libéralité, dont le service est assuré par nous pour la gloire du Seigneur lui-même et notre propre satisfaction.
20 Par là nous voulons éviter qu’on n’aille nous décrier pour cette forte somme dont le service est assuré par nous ;
21 car nous avons à cœur ce qui est bien, non seulement devant le Seigneur, mais encore devant les hommes.
22 Avec eux nous envoyons aussi celui de nos frères dont nous avons éprouvé l’empressement de maintes manières et en maintes circonstances, et qui maintenant est beaucoup plus empressé, en raison de la grande confiance qu’il a en vous.
23 Pour ce qui est de Tite, c’est mon associé et coopérateur auprès de vous ; quant à nos frères, ce sont les envoyés des Églises, la gloire du Christ.
24 Donnez-leur donc, à la face des Églises, la preuve de votre charité et du bien-fondé de notre fierté à votre égard.

2 Corinthiens, Chapitre 9

Quant à ce service en faveur des saints, il est superflu pour moi de vous en écrire.
Je sais en effet votre ardeur, dont je suis fier pour vous auprès des Macédoniens : « L’Achaïe, leur dis-je, est prête depuis l’an passé. » Et votre zèle a été un stimulant pour le plus grand nombre.
Toutefois je vous envoie les frères, pour que la fierté que nous tirons de vous ne soit pas réduite à néant sur ce point, et que vous soyez prêts, ainsi que je l’ai dit.
Autrement, si des Macédoniens venaient avec moi et ne vous trouvaient pas prêts, notre belle assurance tournerait à notre confusion, pour ne pas dire à la vôtre.
J’ai donc jugé nécessaire d’inviter les frères à nous précéder chez vous, et à organiser d’avance votre largesse déjà annoncée, afin qu’elle soit prête comme une largesse et non comme une lésinerie.
Songez-y : qui sème chichement moissonnera aussi chichement ; qui sème largement moissonnera aussi largement.
Que chacun donne selon ce qu’il a décidé dans son cœur, non d’une manière chagrine ou contrainte ; car Dieu aime celui qui donne avec joie.
Dieu d’ailleurs est assez puissant pour vous combler de toutes sortes de libéralités afin que, possédant toujours et en toute chose tout ce qu’il vous faut, il vous reste du superflu pour toute bonne œuvre,
selon qu’il est écrit : Il a fait des largesses, il a donné aux pauvres ; sa justice demeure à jamais.
10 Celui qui fournit au laboureur la semence et le pain qui le nourrit vous fournira la semence à vous aussi, et en abondance, et il fera croître les fruits de votre justice.
11 Enrichis de toutes manières, vous pourrez pratiquer toutes les générosités, lesquelles, par notre entremise, feront monter vers Dieu l’action de grâces.
12 Car le service de cette offrande ne pourvoit pas seulement aux besoins des saints ; il est encore une source abondante de nombreuses actions de grâces envers Dieu.
13 Ce service leur prouvant ce que vous êtes, ils glorifient Dieu pour votre obéissance dans la profession de l’Évangile du Christ et pour la générosité de votre communion avec eux et avec tous.
14 Et leur prière pour vous manifeste la tendresse qu’ils vous portent, en raison de la grâce surabondante que Dieu a répandue sur vous.
15 Grâces soient à Dieu pour son ineffable don !

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