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Catholic lectionary for 3 September 2018

The Jerusalem Bible (fr)

1 Corinthiens, Chapitre 2,  vers 1-5

I. Divisions et scandales> 17 Sagesse du monde et sagesse chrétienne.
Pour moi, quand je suis venu chez vous, frères, je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige de la parole ou de la sagesse.
Non, je n’ai rien voulu savoir parmi vous, sinon Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié.
Moi-même, je me suis présenté à vous faible, craintif et tout tremblant,
et ma parole et mon message n’avaient rien des discours persuasifs de la sagesse ; c’était une démonstration d’Esprit et de puissance,
pour que votre foi reposât, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.
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1 z) Var. « le témoignage de Dieu ».


3 a) Expression biblique stéréotypée, 2 Co 7.15 ; Ep 6.5 Ph 2.12 ; cf. Ps 2.11s.


4 b) Allusion aux miracles et aux effusions de l’Esprit qui ont accompagné la prédication de Paul (voir 1.5 et 2 Co 12.12).


5 c) Les discours de la sagesse humaine sont persuasifs par eux-mêmes (v. 4). Ils entraînent chez les auditeurs une adhésion purement humaine (v. 5). C’est ce que Paul refuse. Sa parole est bien une démonstration (v. 4), car elle manifeste l’action de l’Esprit ; mais elle demande une adhésion d’un autre ordre celui de l’Esprit.


Tandis qu’il écrivait les épîtres aux Thessaloniciens, Paul évangélisait Corinthe durant plus de dix-huit mois, Ac 18.1-18, du printemps 50 à la fin de l’été 51. Selon sa coutume d’agir dans les grands centres, il voulait implanter la foi au Christ dans ce port fameux très peuplé, d’où elle rayonnerait dans toute l’Achaïe, 2 Co 1.1 ; 9.2. De fait, il réussit à y établir, surtout dans les couches modestes de la population, 1 Co 1.26-28, une forte communauté. Mais cette grande ville était un foyer de culture grecque, où s’affrontaient des courants de pensée et de religion fort divers. Le contact de la jeune foi chrétienne avec cette capitale du paganisme devait poser pour les néophytes bien des problèmes délicats. C’est à les résoudre que s’emploie l’Apôtre dans les deux lettres qu’il leur écrit.

La genèse de ces deux épîtres est assez claire, en dépit de quelques points douteux. Une première lettre « précanonique », 1 Co 5.9-13, de date incertaine, n’a pas été conservée. Plus tard, durant le séjour qu’il fit à Éphèse au cours du troisième voyage, durant juste un peu plus de deux ans (52-54), Ac 19.1 ; 20.1, des questions apportées par une délégation de Corinthiens, 1 Co 16.17, auxquelles s’ajoutaient des informations reçues par le moyen d’Apollos, Ac 18.27s ; 1 Co 16.12, et des « gens de Chloé », 1 Co 1.11, poussèrent Paul à écrire une nouvelle lettre, qui est notre 1 Co, aux environs de Pâques 54 (1 Co 5.7s ; 16.5-9). Peu après, une crise dut se produire à Corinthe, où Timothée joua probablement un rôle, (1 Co 4.17 ; 16.10-11) et qui l’obligea à y faire une visite rapide et pénible, 2 Co 1.23–2.1, au cours de laquelle il promit de revenir bientôt, 2 Co 1.15-16. En fait, il ne revint pas et remplaça cette visite par une lettre sévère et écrite « parmi bien des larmes », 2 Co 2.3s, 9, qui produisit un effet salutaire, 2 Co 7.8-13. C’est en Macédoine, après avoir quitté Éphèse à la suite de crises très graves mal connues de nous, 1 Co 15.32 ; 2 Co 1.8-10 ; Ac 19.23-40, que Paul apprit de Tite cet heureux résultat, 2 Co 1.12s ; 7.5-16 ; et c’est alors qu’il écrivit les deux parties de 2 Co, pendant le printemps et l’été de 55. Il devait ensuite repasser par Corinthe, Ac 20.1s, cf. 2 Co 9.5 ; 12.14 ; 13.1, 10, pour de là remonter à Jérusalem et y être fait prisonnier.

Selon certains, 2 Co serait une compilation de plusieurs lettres – jusqu’à cinq – envoyées par Paul à Corinthe en différentes occasions. D’autres, moins impressionnés par les transitions difficiles que cette théorie cherche à expliquer, admettent cependant que les chap. 10-13 ne peuvent être la suite de 1-9. Il est psychologiquement impossible que Paul passe brutalement de la célébration de la réconciliation des chap. 1-9 à l’admonestation amère et aux justifications sarcastiques des chap. 10-13. On a suggéré que les chap. 10-13 pourraient être l’épître écrite dans les larmes, à cause de leur ton sévère, mais cela ne convient guère au contexte. L’épître écrite dans les larmes a été provoquée par la conduite d’un individu, 2 Co :2.5-8, or il n’y est même pas fait allusion dans les chap. 10-13, qui parlent du tort fait aux communautés par les faux apôtres. Il est donc plus probable que ces chapitres ont été déterminés par une détérioration de la situation à Corinthe après l’envoi des chap. 1-9.

Si ces épîtres apportent sur l’âme de Paul et sur ses relations avec ses convertis des lumières d’un extrême intérêt, leur importance doctrinale n’est pas moindre. Nous y trouvons, surtout dans 1 Co, des informations et des décisions sur bien des problèmes cruciaux du christianisme primitif, aussi bien dans sa vie intérieure : pureté des mœurs, 1 Co :5.1-13 ; 6.12-20, mariage et virginité, 1 Co 7.1-40, tenue des assemblées religieuses et célébration de l’eucharistie, 11-12, usage des charismes, 1 Co 12.1–14.40, – que dans ses rapports avec le monde païen : appel aux tribunaux, 1 Co 6.1-11, viandes offertes aux idoles 8-10. Ce qui aurait pu n’être que cas de conscience ou règlements de liturgie devient, grâce au génie de Paul, occasion de vues profondes sur la vraie liberté de la vie chrétienne, la sanctification du corps, le primat de la charité, l’union au Christ. La défense de son apostolat, 2 Co 10-13, lui inspire des pages splendides sur la grandeur du ministère apostolique, 2 Co 2.12 – 6.10 ; et le sujet très concret de la collecte, 2 Co 8-9, est illuminé par l’idéal de l’union entre les Églises. L’horizon eschatologique est toujours présent et sous-tend tout l’exposé sur la résurrection de la chair, 1 Co 15. Mais les descriptions apocalyptiques de 1 Th et 2 Th font place à une discussion plus rationnelle qui justifie cette espérance difficile pour des esprits grecs. Cette adaptation de l’Évangile au monde nouveau où il pénètre se manifeste surtout dans l’opposition de la folie de la Croix à la sagesse hellénique. Aux Corinthiens qui se divisent en s’opposant leurs différents maîtres et leurs talents humains, Paul rappelle qu’il n’y a qu’un seul maître, le Christ, un seul message, le salut par sa croix, et que là est la seule et vraie Sagesse, 1 Co 1.10 – 4.13. Ainsi, par la force des choses et sans renier les perspectives eschatologiques, il est amené à insister davantage sur la vie chrétienne présente, comme union au Christ dans la vraie connaissance qui est celle de la foi. Cette vie que donne la foi, il va l’approfondir encore, et, cette fois, par rapport au judaïsme, à la suite de la crise galate.

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2 


2:1 And I accordingly came to you, not with loftiness of speech or of wisdom - I did not affect either deep wisdom or eloquence. Declaring the testimony of God - What God gave me to testify concerning his Son.


2:2 I determined not to know anything - To wave all my other knowledge, and not to preach anything, save Jesus Christ, and him crucified - That is, what he did, suffered, taught. A part is put for the whole.


2:3 And I was with you - At my first entrance. And in fear - Lest I should offend any. And in much trembling - The emotion of my mind affecting my very body.


2:4 And my speech in private, as well as my public preaching, was not with the persuasive words of human wisdom, such as the wise men of the world use; but with the demonstration of the Spirit and of power - With that powerful kind of demonstration, which flows from the Holy Spirit; which works on the conscience with the most convincing light, and the most persuasive evidence.


2:5 That your faith might not be built on the wisdom or power of man, but on the wisdom and power of God.


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Luc, Chapitre 4,  vers 16-30

III. Ministère de Jésus en Galilée> 16 Jésus à Nazareth.
16 Il vint à Nazara où il avait été élevé, entra, selon sa coutume le jour du sabbat, dans la synagogue, et se leva pour faire la lecture.
17 On lui remit le livre du prophète Isaïe et, déroulant le livre, il trouva le passage où il était écrit :
18 L’Esprit du Seigneur est sur moi,
parce qu’il m’a consacré par l’onction,
pour porter la bonne nouvelle aux pauvres.
Il m’a envoyé annoncer aux captifs la délivrance
et aux aveugles le retour à la vue,
renvoyer en liberté les opprimés
,
19 proclamer une année de grâce du Seigneur.
20 Il replia le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous dans la synagogue tenaient les yeux fixés sur lui.
21 Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit à vos oreilles ce passage de l’Écriture. »
22 Et tous lui rendaient témoignage et étaient en admiration devant les paroles pleines de grâce qui sortaient de sa bouche.
Et ils disaient : « N’est-il pas le fils de Joseph, celui-là ? »
23 Et il leur dit : « À coup sûr, vous allez me citer ce dicton : Médecin, guéris-toi toi-même. Tout ce qu’on nous a dit être arrivé à Capharnaüm, fais-le de même ici dans ta patrie. »
24 Et il dit : « En vérité, je vous le dis, aucun prophète n’est bien reçu dans sa patrie.
25 « Assurément, je vous le dis, il y avait beaucoup de veuves en Israël aux jours d’Élie, lorsque le ciel fut fermé pour trois ans et six mois, quand survint une grande famine sur tout le pays ;
26 et ce n’est à aucune d’elles que fut envoyé Élie, mais bien à une veuve de Sarepta, au pays de Sidon.
27 Il y avait aussi beaucoup de lépreux en Israël au temps du prophète Élisée ; et aucun d’eux ne fut purifié, mais bien Naaman, le Syrien. »
28 Entendant cela, tous dans la synagogue furent remplis de fureur.
29 Et, se levant, ils le poussèrent hors de la ville et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline sur laquelle leur ville était bâtie, pour l’en précipiter.
30 Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin...
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16 v) Ce récit étonne par le revirement inexpliqué de la foule, qui passe de l’admiration, v. 22a, à l’animosité, vv. 22, 28s. Cette anomalie est sans doute le résultat d’une évolution littéraire. Un premier écrit racontait une visite de synagogue avec prédication couronnée de succès, au début du ministère, cf. Mc 1.21s, à Nazareth, cf. Mt 4.13 avec Nazara comme 4.16. Ce récit a été ensuite repris, surchargé et placé plus tard dans la vie de Jésus, Mt 13.53-58 ; Mc 6.1-6, pour consigner l’incompréhension et le refus qui ont fait suite à la première faveur du peuple. De ce texte complexe, Luc a su tirer une page admirable, qu’il a maintenue au début du ministère, comme une scène inaugurale, et où il dépeint, en un raccourci symbolique, la mission de grâce de Jésus et le refus de son peuple.


16 w) Forme rare du nom de Nazareth. Cf. Mt 4.13.


16 x) Tout Juif adulte était admis, avec autorisation du chef de synagogue, à faire la lecture publique du texte sacré.


18 y) Add. « guérir ceux qui ont le cœur brisé », cf. LXX.


23 z) Ces miracles ne seront racontés, en fait, qu’après la visite à Nazareth, v. 33, etc. Voir la note sur 4.16.


Le mérite particulier du troisième évangile lui vient de la personnalité très attachante de son auteur, qui y transparaît sans cesse. Saint Luc est un écrivain de grand talent et une âme délicate. Il a mené son œuvre de façon originale, avec un souci d’information et d’ordre, 1.3. Ce n’est pas à dire qu’il ait pu donner aux matériaux reçus de la tradition un arrangement plus «sp;historique » que Matthieu et Marc ; son respect des sources et sa façon de les juxtaposer ne le lui permettaient pas. Son plan reprend les grandes lignes de celui de Marc avec quelques transpositions, ou omissions. Des épisodes sont déplacés, 3.19-20 ; 4.16-30 ; 5.1-11 ; 6.12-19 ; 22.31-34, etc., tantôt par soucis de clarté et de logique, tantôt par influence d’autres traditions, parmi lesquelles il faut noter celle qui se reflète également dans le quatrième évangile. D’autres épisodes sont omis, soit comme moins intéressants pour les lecteurs païens, cf. Mc 12.28-34, à comparer Lc 10.25-28. On remarquera surtout l’absence d’un correspondant à Mc 6.45-8.26. La différence la plus notable par rapport au deuxième évangile est la longue section médiane 9.51-18.14, qui est présentée sous la forme d’une montée vers Jérusalem à l’aide de notations répétées, 9.51 ; 13.22 ; 17.11, cf. Mc 10.1, et où l’on verra moins le souvenir réel de différents voyages que l’insistance voulue sur une idée théologique chère à Luc : la Ville sainte est le lieu où doit s’accomplir le salut 9.31 ; 13.33 ; 18.31 ; 19.11, c’est là que l’Évangile a commencé, 1.5s, et c’est là qu’il doit finir, 24.52s – par des apparitions et des entretiens qui n’ont pas lieu en Galilée, 24.13-51 ; et comp. 24.6 avec Mc 16.7, Mt 28.7, 16-20 – car c’est de là que doit partir l’évangélisation du monde, 24.47 ; Ac 1.8. Dans un sens plus large, c’est la montée de Jésus (et du chrétien) vers Dieu.

D’autres traits littéraires de Luc sont l’emploi des genres du symposium, 7.36-50 ; 11.37-54 ; 14.1-24, et du discours des adieux, 22.14-38, son goût des parallèles (Jean le Baptiste et Jésus, 1.5-2.52) et des inclusions, et le schéma promesse-accomplissement qui ponctue son récit.

Si l’on poursuit dans le détail la comparaison de Luc avec Marc et Matthieu, on observe sur le vif l’activité toujours en éveil d’un écrivain qui excelle à présenter les choses d’une façon qui lui est propre, évitant ou atténuant ce qui peut froisser sa sensibilité ou celle de ses lecteurs (8.43 comp. Mc 5.26 om. Mc 9.43-48 ; 13.32, etc.), ou bien leur être peu compréhensible (om. Mc 4.13 ; 8.32s ; 9.28s ; 14.50) ou les excluant (Lc 9.45 ; 18.24 ; 22.45), interprétant les termes obscurs (6.15) ou précisant la géographie (4.31 ; 19.28s, 37 ; 23.51), etc. Par ces nombreuses et fines touches, et surtout par le riche apport dû à son enquête personnelle, Luc nous livre les réactions et les tendances de son âme ; ou plutôt, par le moyen de cet instrument de choix, l’Esprit-Saint nous présente le message évangélique d’une façon originale, riche de doctrine. Il s’agit moins d’ailleurs de grandes thèses théologiques (les idées maîtresses sont les mêmes que chez Marc et Matthieu) que d’une psychologie religieuse où l’on trouve, mêlées à une influence très discrète de son maître Paul, les inclinations propres au tempérament de Luc. En vrai « scriba mansuetudinis Christi » (Dante), il aime à souligner la miséricorde de son Maître pour les pécheurs, 15.1s, 7, 10, et à raconter des scènes de pardon, 7.36-50 ; 15.11-32 ; 19.1-10 ; 23.34, 39-43. Il insiste volontiers sur la tendresse de Jésus pour les humbles et les pauvres, tandis que les orgueilleux et les riches jouisseurs sont sévèrement traités, 1.51-53 ; 6.20-26 ; 12.13-21 ; 14.7-11 ; 16.15, 19-31 ; 18.9-14. Cependant même la juste condamnation ne se fera qu’après les délais patients de la miséricorde, 13.6-9 ; comp. Mc 11.12-14. Il faut seulement qu’on se repente, qu’on se renonce, et ici la générosité exigeante de Luc tient à répéter l’exigences d’un détachement décidé et absolu, 14.25-34, notamment par l’abandon des richesses, 6.34s ; 12.33 ; 16.9-13. On notera encore les passages propres au troisième évangile sur la nécessité de la prière, 11.5-8 ; 18.1-8, et sur l’exemple qu’en a donné Jésus, 3.21 ; 5.16 ; 6.12 ; 9.28. Enfin, comme chez saint Paul et dans les Actes, l’Esprit Saint occupe une place de premier plan que Luc seul souligne en 1.15, 35, 41, 67 ; 2.25-27 ; 4.1, 14, 18 ; 10.21 ; 11.13 ; 24.49. Ceci, avec l’atmosphère de reconnaissance pour les bienfaits divins et d’allégresse spirituelle, qui enveloppe tout le troisième évangile, 2.14 ; 5.26 ; 10.17 ; 13.17 ; 18.43 ; 19.37 ; 24.51s, achève de donner à l’œuvre de Luc cette ferveur qui touche et réchauffe le cœur.

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4 


4:16 He stood up - Showing thereby that he had a desire to read the Scripture to the congregation: on which the book was given to him.It was the Jewish custom to read standing, but to preach sitting. Mt 13:54; Mc 6:1.


4:17 He found - It seems, opening upon it, by the particular providence of God.


4:18 He hath anointed me - With the Spirit. He hath by the power of his Spirit which dwelleth in me, set me apart for these offices.To preach the Gospel to the poor - Literally and spiritually. How is the doctrine of the ever - blessed trinity interwoven, evenin those scriptures where one would least expect it? How clear a declaration of the great Three - One is there in those very words, The Spirit - of the Lord is upon me! To proclaim deliverance to the captives, and recovery of sight to the blind, to set at liberty them that are bruised - Here is a beautiful gradation, in comparing the spiritual state of men to the miserable state of those captives, who are not only cast into prison, but, like Zedekiah, had their eyes put out, and were laden and bruised with chains of iron. Is 61:1.


4:19 The acceptable year - Plainly alluding to the year of jubilee, when all, both debtors and servants, were set free.


4:21 To - day is this scripture fulfilled in your ears - By what you hear me speak.


4:22 The gracious words which proceeded out of his mouth - A person of spiritual discernment may find in all the discourses of our Lord a peculiar sweetness, gravity, and becomingness, such as is not to be found in the same degree, not even in those of the apostles.


4:23 Ye will surely say - That is, your approbation now outweighs your prejudices. But it will not be so long. You will soon ask, why my love does not begin at home? Why I do not work miracles here, rather than at Capernaum? It is because of your unbelief. Nor is it any new thing for me to be despised in my own country. So were both Elijah and Elisha, and thereby driven to work miracles among heathens, rather than in Israel.


4:24 No prophet is acceptable in his own country - That is, in his own neighbourhood. It generally holds, that a teacher sent from God is not so acceptable to his neighbours as he is to strangers.The meanness of his family, or lowness of his circumstances, bring his office into contempt: nor can they suffer that he, who was before equal with, or below themselves, should now bear a superior character.


4:25 When the heaven was shut up three years and six months - Such a proof had they that God had sent him. In 1R 18:1, it is said, The word of the Lord came to Elijah in the third year: namely, reckoning not from the beginning of the drought, but from the time when he began to sojourn with the widow of Sarepta.A year of drought had preceded this, while he dwelt at the brook Cherith. So that the whole time of the drought was (as St. James likewise observes) three years and six months. 1R 17:19; 1R 18:44.


4:27  2R 5:14.


4:28 And all in the synagogue were filled with fury - Perceiving the purport of his discourse, namely, that the blessing which they despised, would be offered to, and accepted by, the Gentiles.So changeable are the hearts of wicked men! So little are their starts of love to be depended on! So unable are they to bear the close application, even of a discourse which they most admire!


4:30 Passing through the midst of them - Perhaps invisibly; or perhaps they were overawed; so that though they saw, they could not touch him.


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