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Catholic lectionary for 22 September 2023

The Jerusalem Bible (fr)

1 Timothée, Chapitre 6,  vers 2-12

1 Les esclaves., 11 Adjuration solennelle à Timothée.
2 Quant à ceux qui ont pour maîtres des croyants, qu’ils n’aillent pas les mépriser sous prétexte que ce sont des frères ; qu’au contraire ils les servent d’autant mieux que ce sont des croyants et des amis de Dieu qui bénéficient de leurs services.
Voilà ce que tu dois enseigner et recommander.
3 Si quelqu’un enseigne autre chose et ne reste pas attaché à de saines paroles, celles de notre Seigneur Jésus Christ, et à la doctrine conforme à la piété,
4 c’est un être aveuglé par l’orgueil, un ignorant en mal de questions oiseuses et de querelles de mots ; de là viennent l’envie, la discorde, les outrages, les soupçons malveillants,
5 les disputes interminables de gens à l’esprit corrompu, privés de la vérité, aux yeux de qui la piété est une source de profits.
6 Profitable, oui, la piété l’est grandement pour qui se contente de ce qu’il a.
7 Car nous n’avons rien apporté dans le monde et de même nous n’en pouvons rien emporter.
8 Lors donc que nous avons nourriture et vêtement, sachons être satisfaits.
9 Quant à ceux qui veulent amasser des richesses, ils tombent dans la tentation, dans le piège, dans une foule de convoitises insensées et funestes, qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition.
10 Car la racine de tous les maux, c’est l’amour de l’argent. Pour s’y être livrés, certains se sont égarés loin de la foi et se sont transpercé l’âme de tourments sans nombre.
11 Pour toi, homme de Dieu, fuis tout cela. Poursuis la justice, la piété, la foi, la charité, la constance, la douceur.
12 Combats le bon combat de la foi, conquiers la vie éternelle à laquelle tu as été appelé et en vue de laquelle tu as fait ta belle profession de foi en présence de nombreux témoins.
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2 p) Ou « des frères aimés ».


4 q) Littéralement « recherches ». A la recherche de Dieu qui dans l’AT résumait toute l’attitude du fidèle de Yahvé, Dt 4.29 ; Ps 27.8 ; Jr 29.13-14 ; etc., et qui a gardé sa valeur dans le NT, Mt 6.33 ; 7.7-8 ; Ac 17.27 ; etc., l’Apôtre oppose ici, cf. 1.4 ; 2 Tm 2.16, 23 ; Tt 3.9, les recherches subtiles et sans objet, illimitées parce qu’indiscrètes, « maladie » fatale à la « saine » doctrine, v. 3, 1.10, par une curiosité qui prétend aller au-delà du mystère de la foi, cf. 2 Jn 9.


9 r) « dans le piège »; add. (Vulg.) « du diable ». — « insensées »; Vulg. « inutiles ».


10 s) Proverbe courant dans la littérature profane de l’époque.


12 t) On ne sait pas exactement à quelle circonstance de la vie de Timothée Paul fait ici allusion (baptême, consécration en vue du ministère ?).


Les lettres à Timothée et à Tite sont adressées à deux des plus fidèles disciples de Paul, Ac 16.14 ; 2 Co 2.13. Elles donnent des directives pour l’organisation et la conduite des communautés qui leur ont été confiées. C’est pourquoi l’on a coutume, depuis le XVIIIe siècle, de les appeler « pastorales ». Par rapport aux autres lettres de Paul, celles-ci présentent des divergences significatives. On note par exemple une différence considérable dans le vocabulaire. Nombre de mots fréquents dans les autres épîtres ont disparu ici et on trouve une forte proportion de mots qui n’apparaissent nulle part ailleurs. Le style n’est plus passionné et enthousiaste mais terne et bureaucratique. La façon d’aborder les problèmes a changé. Paul se contente de condamner les faux enseignements au lieu de s’y opposer en argumentant de manière persuasive. Enfin on a du mal à situer ces lettres dans le cours de la vie de Paul, tel que les Actes nous le font connaître. On comprendra donc que l’authenticité des Pastorales soit discutée. On explique souvent ces différences en invoquant l’âge avancé de Paul, qui aurait peut-être laissé plus de latitude à un secrétaire (peut-être Luc, 2 Tm 4.11) et en rappelant que nous ignorons tout de la vie de Paul après qu’il eut été relâché de prison à Rome. Mais des critiques en aussi grand nombre rejettent ces arguments qu’ils jugent trop subjectifs et maintiennent que les Pastorales ont été composées par un disciple de Paul, à la fin du Ier siècle pour résoudre les problèmes d’une Église très différente. Cette hypothèse n’est nullement impossible mais aucun témoignage n’indique que les lettres pseudépigraphes existaient et représentaient quelque chose d’acceptable. 2 Th 2.2 et Ap 22.18 montrent que les premiers chrétiens voyaient la nécessité de distinguer les écrits authentiques des faux. Une minorité de critiques défend une position intermédiaire entre ces deux extrêmes : selon elle un fidèle disciple de Paul aurait hérité de trois lettres que Timothée et Tite avaient conservées jusqu’à leur mort. Il compléta alors ces lettres en y ajoutant ce qu’il pensait que Paul aurait pu dire pour répondre aux problèmes nouveaux que rencontrait l’Église. Les Pastorales ne seraient donc pas de l’Apôtre mais contiendraient des fragments authentiques : par exemple 2 Tm 1.15-18 ; 4.9-15 ; Tt 3.12-14. L’absence d’accord sur l’étendue et le nombre de ces fragments affaiblit gravement cette hypothèse, qui est également incapable de fournir la moindre preuve à l’appui d’une telle pratique éditoriale à cette époque.

Le fait que toutes les hypothèses actuelles soient insatisfaisantes fait penser qu’on a peut-être eu tort de traiter les Pastorales comme un ensemble unifié ; car alors les observations qui semblent justes pour une des lettres sont appliquées également aux deux autres ce qui provoque la confusion. Or, l’examen détaillé fait apparaître une plus grande proximité entre 1 Tm et Tt qu’entre l’une ou l’autre de celles-ci et 2 Tm. Si l’on considère cette dernière séparément, il n’y a aucune objection convaincante à ce qu’elle ait été écrite par Paul. Adressée à un individu, elle diffère des épîtres adressées à des Églises de la même manière que l’épître d’Ignace à l’Église de Smyrne diffère de son épître à Polycarpe, évêque de la même Église. Si l’on admet que 2 Tm 4.6 n’est pas une allusion à la mort qui approche, 2 Tm s’inscrit naturellement dans le cadre de la fin de l’emprisonnement de Paul à Rome, Ac 28.16s, alors qu’il espérait sa libération. Si l’on accepte l’authenticité de 2 Tm, le caractère hétérogène de 1 Tm et de Tt dans le corpus paulinien devient encore plus évident. En particulier, la vision de ministère qui y est développée contraste vivement avec la dynamique missionnaire qui est de règle chez Paul. Ce qui domine ici, c’est un souci d’intégration à la société ambiante, 1 Tm 2.1-2, 6.1-2 ; Tt 3.1-2 et les qualités requises pour les ministres sont celles de n’importe quel bureaucrate, 1 Tm 3.1-13, Tt 1.5-9. Il y a donc eu une nette évolution dans les Églises pauliniennes. Une Église enthousiaste, enflammée par l’Esprit est devenue une communauté douillette. Mais si le chef charismatique a cédé la place à une direction institutionnelle, il n’y a pas trace du type d’épiscopat monarchique attesté par Ignace d’Antioche. L’autorité dans l’Église est collégiale et les « évêques » 1 Tm 3.2-5, ont la même fonction que les « anciens » 1 Tm 5.17. Chaque ancien doit avoir les qualités d’un « évêque », Tt 1.6-9, il ne faut donc pas assigner à 1 Tm et à Tt une date trop tardive dans le Ier siècle.

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6 


6:2 Let them not despise them - Pay them the less honour or obedience. Because they are brethren - And in that respect on a level with them. They that live in a religious community know the danger of this; and that greater grace is requisite to bear with the faults of a brother, than of an infidel, or man of the world. But rather do them service - Serve them so much the more diligently. Because they are joint partakers of the great benefit - Salvation. These things - Paul, the aged, gives young Timotheus a charge to dwell upon practical holiness. Less experienced teachers are apt to neglect the superstructure, whilst they lay the foundation; but of so great importance did St. Paul see it to enforce obedience to Christ, as well as to preach faith in his blood, that, after strongly urging the life of faith on professors, he even adds another charge for the strict observance of it.


6:3 If any teach otherwise - Than strict practical holiness in all Its branches. And consent not to sound words - Literally, healthful words; words that have no taint of falsehood, or tendency to encourage sin. And the doctrine which is after godliness - Exquisitely contrived to answer all the ends, and secure every interest, of real piety.


6:4 He is puffed up - Which is the cause of his not consenting to the doctrine which is after inward, practical religion. By this mark we may know them. Knowing nothing - As he ought to know. Sick of questions - Doatinglyy fond of dispute; an evil, but common, disease; especially where practice is forgotten. Such, indeed, contend earnestly for singular phrases, and favourite points of their own. Everything else, however, like the preaching of Christ and his apostles, is all "law," and "bondage," and "carnal reasoning." Strifes ofwords - Merely verbal controversies. Whereof cometh envy - Of the gifts and success of others. Contention - For the pre - eminence.Such disputants seldom like the prosperity of others, or to be less esteemed themselves. Evil surmisings - It not being their way to think well of those that differ from themselves in opinion.


6:5 Supposing that gain is godliness - Thinking the best religion is the getting of money: a far more common case than is usually supposed.


6:6 But godliness with content - The inseparable companion of true, vital religion. Is great gain - Brings unspeakable profit in time, as well as eternity.


6:7 Neither can we carry anything out - To what purpose, then, do we heap together so many things? O, give me one thing, - a safe and ready passage to my own country!


6:8 Covering - That is, raiment and an house to cover us.This is all that a Christian needs, and all that his religion allows him to desire.


6:9 They that desire to be rich - To have more than these; for then they would be so far rich; and the very desire banishes content, and exposes them to ruin. Fall - plunge - A sad gradation! Into temptation - Miserable food for the soul! And a snare - Or trap. Dreadful "covering!" And into many foolish and hurtful desires - Which are sown and fed by having more than we need. Then farewell all hope of content! What then remains, but destruction for the body, and perdition for the soul?


6:10 Love of money - Commonly called "prudent care" of what a man has. Is the root - The parent of all manner of evils.Which some coveting have erred - Literally, missed the mark. They aimed not at faith, but at something else. And pierced themselves with many sorrows - From a guilty conscience, tormenting passions, desires contrary to reason, religion, and one another. How cruel are worldly men to themselves!


6:11 But thou, O man of God - Whatever all the world else do. A man of God is either a prophet, a messenger of God, or a man devoted to God; a man of another world. Flee - As from a serpent, instead of coveting these things. Follow after righteousness - The whole image of God; though sometimes this word is used, not in the general, but in the particular, acceptation, meaning only that single branch of it which is termed justice. Faith - Which is also taken here in the general and full sense; namely, a divine, supernatural sight of God, chiefly in respect of his mercy in Christ. This faith is the foundation of righteousness, the support of godliness, the root of every grace of the Spirit. Love - This St. Paul intermixes with everything that is good: he, as it were, penetrates whatever he treats of with love, the glorious spring of all inward and outward holiness.


6:12 Fight the good fight of faith - Not about words. Lay hold on eternal life - Just before thee. Thou hast confessed the good confession - Perhaps at his baptism: so likewise, 1Tm 6:13; but with a remarkable variation of the expression.Thou hast confessed the good confession before many witnesses - To which they all assented. He witnessed the good confession;but Pilate did not assent to it.


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Luc, Chapitre 8,  vers 1-3

III. Ministère de Jésus en Galilée> 1 L’entourage féminin de Jésus.
1 Et il advint ensuite qu’il cheminait à travers villes et villages, prêchant et annonçant la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu. Les Douze étaient avec lui,
2 ainsi que quelques femmes qui avaient été guéries d’esprits mauvais et de maladies : Marie, appelée la Magdaléenne, de laquelle étaient sortis sept démons,
3 Jeanne, femme de Chouza, intendant d’Hérode, Suzanne et plusieurs autres, qui les assistaient de leurs biens.
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Le mérite particulier du troisième évangile lui vient de la personnalité très attachante de son auteur, qui y transparaît sans cesse. Saint Luc est un écrivain de grand talent et une âme délicate. Il a mené son œuvre de façon originale, avec un souci d’information et d’ordre, 1.3. Ce n’est pas à dire qu’il ait pu donner aux matériaux reçus de la tradition un arrangement plus «sp;historique » que Matthieu et Marc ; son respect des sources et sa façon de les juxtaposer ne le lui permettaient pas. Son plan reprend les grandes lignes de celui de Marc avec quelques transpositions, ou omissions. Des épisodes sont déplacés, 3.19-20 ; 4.16-30 ; 5.1-11 ; 6.12-19 ; 22.31-34, etc., tantôt par soucis de clarté et de logique, tantôt par influence d’autres traditions, parmi lesquelles il faut noter celle qui se reflète également dans le quatrième évangile. D’autres épisodes sont omis, soit comme moins intéressants pour les lecteurs païens, cf. Mc 12.28-34, à comparer Lc 10.25-28. On remarquera surtout l’absence d’un correspondant à Mc 6.45-8.26. La différence la plus notable par rapport au deuxième évangile est la longue section médiane 9.51-18.14, qui est présentée sous la forme d’une montée vers Jérusalem à l’aide de notations répétées, 9.51 ; 13.22 ; 17.11, cf. Mc 10.1, et où l’on verra moins le souvenir réel de différents voyages que l’insistance voulue sur une idée théologique chère à Luc : la Ville sainte est le lieu où doit s’accomplir le salut 9.31 ; 13.33 ; 18.31 ; 19.11, c’est là que l’Évangile a commencé, 1.5s, et c’est là qu’il doit finir, 24.52s – par des apparitions et des entretiens qui n’ont pas lieu en Galilée, 24.13-51 ; et comp. 24.6 avec Mc 16.7, Mt 28.7, 16-20 – car c’est de là que doit partir l’évangélisation du monde, 24.47 ; Ac 1.8. Dans un sens plus large, c’est la montée de Jésus (et du chrétien) vers Dieu.

D’autres traits littéraires de Luc sont l’emploi des genres du symposium, 7.36-50 ; 11.37-54 ; 14.1-24, et du discours des adieux, 22.14-38, son goût des parallèles (Jean le Baptiste et Jésus, 1.5-2.52) et des inclusions, et le schéma promesse-accomplissement qui ponctue son récit.

Si l’on poursuit dans le détail la comparaison de Luc avec Marc et Matthieu, on observe sur le vif l’activité toujours en éveil d’un écrivain qui excelle à présenter les choses d’une façon qui lui est propre, évitant ou atténuant ce qui peut froisser sa sensibilité ou celle de ses lecteurs (8.43 comp. Mc 5.26 om. Mc 9.43-48 ; 13.32, etc.), ou bien leur être peu compréhensible (om. Mc 4.13 ; 8.32s ; 9.28s ; 14.50) ou les excluant (Lc 9.45 ; 18.24 ; 22.45), interprétant les termes obscurs (6.15) ou précisant la géographie (4.31 ; 19.28s, 37 ; 23.51), etc. Par ces nombreuses et fines touches, et surtout par le riche apport dû à son enquête personnelle, Luc nous livre les réactions et les tendances de son âme ; ou plutôt, par le moyen de cet instrument de choix, l’Esprit-Saint nous présente le message évangélique d’une façon originale, riche de doctrine. Il s’agit moins d’ailleurs de grandes thèses théologiques (les idées maîtresses sont les mêmes que chez Marc et Matthieu) que d’une psychologie religieuse où l’on trouve, mêlées à une influence très discrète de son maître Paul, les inclinations propres au tempérament de Luc. En vrai « scriba mansuetudinis Christi » (Dante), il aime à souligner la miséricorde de son Maître pour les pécheurs, 15.1s, 7, 10, et à raconter des scènes de pardon, 7.36-50 ; 15.11-32 ; 19.1-10 ; 23.34, 39-43. Il insiste volontiers sur la tendresse de Jésus pour les humbles et les pauvres, tandis que les orgueilleux et les riches jouisseurs sont sévèrement traités, 1.51-53 ; 6.20-26 ; 12.13-21 ; 14.7-11 ; 16.15, 19-31 ; 18.9-14. Cependant même la juste condamnation ne se fera qu’après les délais patients de la miséricorde, 13.6-9 ; comp. Mc 11.12-14. Il faut seulement qu’on se repente, qu’on se renonce, et ici la générosité exigeante de Luc tient à répéter l’exigences d’un détachement décidé et absolu, 14.25-34, notamment par l’abandon des richesses, 6.34s ; 12.33 ; 16.9-13. On notera encore les passages propres au troisième évangile sur la nécessité de la prière, 11.5-8 ; 18.1-8, et sur l’exemple qu’en a donné Jésus, 3.21 ; 5.16 ; 6.12 ; 9.28. Enfin, comme chez saint Paul et dans les Actes, l’Esprit Saint occupe une place de premier plan que Luc seul souligne en 1.15, 35, 41, 67 ; 2.25-27 ; 4.1, 14, 18 ; 10.21 ; 11.13 ; 24.49. Ceci, avec l’atmosphère de reconnaissance pour les bienfaits divins et d’allégresse spirituelle, qui enveloppe tout le troisième évangile, 2.14 ; 5.26 ; 10.17 ; 13.17 ; 18.43 ; 19.37 ; 24.51s, achève de donner à l’œuvre de Luc cette ferveur qui touche et réchauffe le cœur.

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8 


8:2 Mary Magdalene - Or Mary of Magdala, a town in Galilee: probably the person mentioned in the last chapter.


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