The chief feature of the Kingdom of Heaven revealed in the parables of today's Gospel reading is that it is hidden from human sight and acts unobtrusively. The seed sprouts unnoticed, the leaven works unnoticed, and no one can see the treasure found...
The chief feature of the Kingdom of Heaven revealed in the parables of today's Gospel reading is that it is hidden from human sight and acts unobtrusively. The seed sprouts unnoticed, the leaven works unnoticed, and no one can see the treasure found by a man in a field. Moreover, the seed and the treasure are placed within the earth, and the leaven within the flour. Later Jesus will tell the Pharisees plainly: “The kingdom of God is within you” (Luke 17:21). This is important, because we murmur and claim that God has abandoned us, is absent from among us, or does not exist at all, since His actions cannot be seen. The whole problem is that we are looking in the wrong place.
The Kingdom of Heaven is not found in society or the state: it is impossible to imagine a state as a seed cast into the earth. The Jews greatly wanted to see God's Kingdom in the power and prestige of their state, since they were the God-bearing people. The result: “Behold, your house is left unto you desolate” (Matt. 23:38, Luke 13:35). The First, Second, and Third Romes placed their hope in the manifestation of the Kingdom of Heaven through Orthodoxy, autocracy, and other forms of national identity—where are they now?
The Kingdom's place is within human life. Like leaven, it gradually transforms your will so that it obeys the laws of the Kingdom. Like a seed, it grows gradually, imperceptibly giving you life so that you bear fruit for others and not for yourself alone. Like hidden treasure, it is a joy that no one will take from you.
Outwardly, the Kingdom of Heaven is manifested and acts through people—not through someone else, but only through you. To see this Kingdom, you must begin to fulfill its laws without expecting those around you to do so. And there is one more essential detail: the Kingdom of Heaven permits no dual citizenship. Either you agree to become a subject of the heavenly King and gradually become godlike—or you do not.
33 i) Comme le grain de sénevé et le levain, le Royaume a des débuts modestes, mais un grand et soudain développement.
35 j) Plusieurs témoins omettent « du monde ».
38 k) Littéralement « les fils du Royaume » et « les fils du Mauvais », sémitismes.
43 l) Au Royaume du Fils (règne messianique) du v. 41 succède le Royaume du Père auquel le Fils remet les élus qu’il a sauvés. Cf. 25.34 ; 1 Co 15.24.
Les grandes lignes de la vie de Jésus que nous rencontrons chez saint Marc se retrouvent dans l’évangile de saint Matthieu, mais l’accent est mis de façon différente. Le plan d’abord est autre. Récits et discours alternent : 1-4, récit : enfance et début du ministère ; 5-7, discours : sermon sur la montagne (béatitudes, entrée dans le Royaume) ; 8-9, récit : dix miracles montrant l’autorité de Jésus, invitation aux disciples ; 10 : discours missionnaire ; 11-12, récit : Jésus rejeté par « cette génération »; 13, discours : sept paraboles sur le Royaume ; 14-17, récit : Jésus reconnu par les disciples ; 18, discours : la vie communautaire dans l’Église ; 9-22, récit : autorité de Jésus, dernière invitation ; 23-25, discours apocalyptique : malheurs, venue du Royaume ; 26-28, récit : mort et résurrection. On remarquera la correspondance des récits (nativité et vie nouvelle, autorité et invitation, refus et reconnaissance), et le rapport entre le premier et le cinquième discours, et entre le deuxième et le quatrième ; le troisième discours forme le centre de la composition. Comme par ailleurs Matthieu reproduit beaucoup plus complètement que Marc l’enseignement de Jésus (qu’il a en grande partie en commun avec Luc) et insiste sur le thème du « Royaume des Cieux », 3.2 ; 4.17, on peut caractériser son évangile comme une instruction narrative sur la venue du Royaume des Cieux.
Ce Royaume de Dieu (= des Cieux), qui doit rétablir parmi les hommes l’autorité souveraine de Dieu comme Roi enfin reconnu, servi et aimé, avait été préparé et annoncé par l’Ancienne Alliance. Aussi Matthieu, écrivant pour une communauté de chrétiens venus du judaïsme et sans doute discutant avec les rabbins, s’attache-t-il particulièrement à montrer dans la personne et l’œuvre de Jésus l’accomplissement des Écritures. À chaque tournant de son œuvre, il se réfère à l’AT pour prouver comment la Loi et les Prophètes sont « accomplis », c’est-à-dire non seulement réalisés dans leur attente, mais encore menés à une perfection qui les couronne et les dépasse. Il le fait pour la personne de Jésus, confirmant de textes scripturaires sa race davidique, 1.1-17, sa naissance d’une vierge, 1.23, à Bethléem, 2.6, son séjour en Égypte, son établissement à Capharnaüm, 4.14-16, son entrée messianique à Jérusalem, 21.5, 16 ; il le fait pour son œuvre, de guérisons miraculeuses, 11.4-5, d’enseignement qui « accomplit » la Loi, 5.17, en lui donnant une interprétation nouvelle et plus intérieure, 5.21-48 ; 19.3-9, 16-21. Et il ne souligne pas moins fortement comment l’humilité de cette personne et l’échec apparent de cette œuvre se trouvent aussi accomplir les Écritures : le massacre des Innocents, 2.17s, l’enfance cachée de Nazareth, 2.23, la mansuétude compatissante du « Serviteur », 12.17-21 ; cf. 8.17 ; 11.29 ; 12.7, l’abandon des disciples, 26.31, le prix dérisoire de la trahison, 27.9-10, l’arrestation, 26.54, l’ensevelissement durant trois jours, 12.40, tout cela était le dessein de Dieu annoncé par l’Écriture. Et de même l’incrédulité des foules, 13.13-15, et surtout des disciples des pharisiens, attachés à leurs traditions humaines, 15.7-9 et auxquels ne peut être donné qu’un enseignement mystérieux en paraboles, 13.14-15, 35, ceci encore était annoncé par les Écritures. Sans doute les autres synoptiques utilisent-ils aussi cet argument scripturaire, mais Matthieu le renforce notablement, au point d’en faire un trait marquant de son évangile. Ceci, joint à la construction systématique de son exposé, fait de son ouvrage la charte de l’économie nouvelle qui accomplit les desseins de Dieu dans le Christ.
Pour Matthieu Jésus est le Fils de Dieu et Emmanuel, Dieu avec nous dès le début. À la fin de l’évangile, Jésus en tant que Fils de l’homme est doté de toute autorité divine sur le Royaume de Dieu, aux cieux comme sur la terre. Le titre Fils de Dieu revient aux moments décisifs du récit : le baptême, 3.17 ; la confession de Pierre, 16.16 ; la transfiguration, 17.5 ; le procès de Jésus et sa crucifixion, 26.63 ; 27.40, 43, 54. Lié à ce titre-là, on trouve celui de Fils de David (dix fois, ainsi 9.27), en vertu duquel Jésus est le nouveau Salomon, guérisseur et sage. En effet Jésus parle comme la Sagesse incarnée, 11.25-30 et 23.37-39. Le titre Fils de l’homme, qui parcourt l’évangile, culminant à la dernière scène majestueuse, 28.18-20, vient de Dn 7.13-14, où il se trouve en rapport étroit avec le thème du Royaume.
L’annonce de la venue du Royaume entraîne une conduite humaine qui dans Matthieu s’exprime surtout par la poursuite de la justice et l’obéissance à la Loi. La justice, thème préféré de Matthieu (3.15 ; 5.6, 10, 20 ; 6.1, 33 ; 21.32), est ici la réponse humaine d’obéissance à la volonté du Père, plutôt que le don divin du pardon qu’elle est pour saint Paul. La validité de la Loi (Torah) mosaïque est affirmée, 5.17-20, mais son développement par les pharisiens est rejeté en faveur de son interprétation par Jésus, qui insiste surtout sur les préceptes éthiques, sur le Décalogue et sur les grands commandements de l’amour de Dieu et du prochain, et qui parle d’autres sujets (le divorce, 5.31-32 ; 19.1-10) dans la mesure où ils revêtent un aspect moral.
Parmi les évangélistes Matthieu se distingue aussi par son intérêt explicite pour l’Église, 16.18 ; 18.18 (deux fois). Il cherche à donner à la communauté des croyants des principes de conduite et des chefs autorisés. Ces principes sont évoqués dans les grands discours, surtout au chap. 18 qui contient des principes en vue de prendre des décisions et de résoudre des conflits : la sollicitude pour la brebis égarée et pour les petits, le pardon et l’humilité. Matthieu n’a pas le triple ministère des évêques, des presbytres et des diacres, mais il mentionne les sages ou les chefs instruits, et en particulier les apôtres, avec Pierre à leur tête, 10.2, qui participent à l’autorité de Jésus lui-même, 10.40 ; 9.8 ; il mentionne aussi les prophètes, les scribes, les sages, 10.41 ; 13.52 ; 23.34. Comme juge de dernière instance il y a Pierre, 16.19. Puisque le pouvoir, bien que nécessaire, est dangereux, les chefs ont besoin de l’humilité, 18.1-9. Matthieu ne se fait aucune illusion au sujet de l’Église. N’importe qui peut échouer (même Pierre, 26.69-75) ; les prophètes peuvent dire le faux, 7.15 ; dans l’Église saints et pécheurs sont mélangés jusqu’au dernier tri, 13.36-43 ; 22.11-14 ; 25. Néanmoins, les portes de l’Hadès ne prévaudront pas contre elle, 16.18, et elle est envoyée en mission au monde entier, 28.18-20. Le style de vie apostolique ou missionnaire est décrit en 9.36-11.1. Tout l’évangile est encadré par le formulaire selon lequel Dieu est uni avec son peuple par Jésus Christ, Mt 1.23 ; 28.18-20. Les rejetés de l’ancien Israël, 21.31-32, unis aux païens convertis, deviennent de nouveau le peuple de Dieu, 21.43. On comprend que cet évangile si complet et si bien organisé, rédigé dans une langue moins savoureuse mais plus correcte que celle de Marc, ait été reçu et utilisé par l’Église naissante avec une faveur marquée.
13
13:24 He proposed another parable - in which he farther explains the case of unfruitful hearers. The kingdom of heaven (as has been observed before) sometimes signifies eternal glory: sometimes the way to it, inward religion; sometimes, as here, the Gospel dispensation: the phrase is likewise used for a person or thing relating to any one of those: so in this place it means, Christ preaching the Gospel, who is like a man sowing good seed - The expression, is like, both here and in several other places, only means, that the thing spoken of may be illustrated by the following similitude. Who sowed good seed in his field - God sowed nothing but good in his whole creation. Christ sowed only the good seed of truth in his Church.
13:25 But while men slept - They ought to have watched: the Lord of the field sleepeth not. His enemy came and sowed darnel - This is very like wheat, and commonly grows among wheat rather than among other grain: but tares or vetches are of the pulse kind, and bear no resemblance to wheat.
13:26 When the blade was sprung up, then appeared the darnel - It was not discerned before: it seldom appears, as soon as the good seed is sown: all at first appears to be peace, and love, and joy.
13:27 Didst not thou sow good seed in thy field? Whence then hath it darnel? - Not from the parent of good. Even the heathen could say, "No evil can from thee proceed: 'Tis only suffer'd, not decreed: As darkness is not from the sun, Nor mount the shades, till he is gone."
13:28 He said, An enemy hath done this - A plain answer to the great question concerning the origin of evil. God made men (as he did angels) intelligent creatures, and consequently free either to choose good or evil: but he implanted no evil in the human soul: An enemy (with man's concurrence) hath done this. Darnel, in the Church, is properly outside Christians, such ashave the form of godliness, without the power. Open sinners, such as have neither the form nor the power, are not so properly darnel, as thistles and brambles: these ought to be rooted up without delay, and not suffered in the Christian community.Whereas should fallible men attempt to gather up the darnel, they would often root up the wheat with them.
13:31 He proposed to them another parable - The former parables relate chiefly to unfruitful hearers; these that follow, to those who bear good fruit. The kingdom of heaven - Both the Gospel dispensation, and the inward kingdom. Mc 4:30; Lc 13:18.
13:32 The least - That is, one of the least: a way of speaking extremely common among the Jews. It becometh a tree - In those countries it grows exceeding large and high. So will the Christian doctrine spread in the world, and the life of Christ in the soul.
13:33 Three measures - This was the quantity which they usually baked at once: till the whole was leavened - Thus will the Gospel leaven the world and grace the Christian. Lc 13:20.
13:34 Without a parable spake he not unto them - That is, not at that time; at other times he did.
13:35 Ps 78:2.
13:38 The good seed are the children of the kingdom - That is, the children of God, the righteous.
13:41 They shall gather all things that offend - Whatever had hindered or grieved the children of God; whatever things or persons had hindered the good seed which Christ had sown from taking root or bearing fruit. The Greek word is, All scandals.