Today's reading concludes the theme of betrayal and apostasy among the apostles by telling us about Peter's denial. The image of Peter in this passage is key: at the very beginning of the narrative Peter is mentioned as following Jesus from a distance, secretly; it ends...
Today's reading concludes the theme of betrayal and apostasy among the apostles by telling us about Peter's denial (vv. 69-75). The image of Peter in this passage is key: at the very beginning of the narrative Peter is mentioned as following Jesus from a distance, secretly (v. 57); it ends with the mention of the rooster's crow, which signified the fulfillment of Jesus' prophecy (vv. 74-75). Here too Peter remains true to himself: he clearly remembers the promise he gave the Teacher to stay with Him to the end, and now he fulfills it as best he can. He, of course, cannot change anything, but he wants at least to see everything.
It is not hard to guess that all Peter's attention is fixed on Jesus; he has neither strength nor time for anything else, and the tense sleepless night, of course, could not pass without a trace. And it is at this moment that people notice him and point out that he too was with Jesus. But Peter expects nothing of the kind; he may have remembered his promises, but everything had turned out to be meaningless, the messianic war had ended before it had time to begin, and now, when everything was over, there was no longer any question of faithfulness. Perhaps that is why he denies so easily, casually, before he has even had time to understand properly what is happening.
Apparently, for Peter, as for the other apostles, Jesus was inseparable from their own ideas about Him, as well as from their ideas about the cause in which they intended to take such an active part. Now, when it turned out that there would be no "cause," there could no longer be any question of betrayal: at first glance, there turned out to be no one and nothing to betray. If everything is over, if there will be no Kingdom, what difference does it make whether Peter knew Jesus or not? One can remain faithful even to the memory of the dead, but what sense is there in admitting participation in a conspiracy that never happened?
But then the rooster crowed, and Peter seemed to awaken, shaking off the spiritual stupor that had seized him after his failed attempt to defend the Teacher in the Garden of Gethsemane. And it immediately became clear to him what had happened. Perhaps for the first time he understood that he loved the Teacher not only as the leader of his supporters and not even only as the Messiah, but also as a close friend whom, as it must have seemed to him, he was losing forever. And he understood that he had denied not a failed uprising, but this love. A love that can be found again only through repentance.
And Peter, having realized everything, truly repents; he leaves the courtyard, understanding that faithfulness to the Teacher must be kept in a completely different way than he had thought before (v. 75). And this contrition of heart saves him: very soon he will meet again the already risen Teacher, who will receive his repentance (John 21:15-18).
The unrepentant apostate becomes a traitor, like Judas; the repentant apostate remains a faithful disciple, like Peter.
61 z) En fait Matthieu a annoncé la destruction du Temple et du culte juif qu’il symbolise, 24, et la substitution d’un Temple nouveau d’abord son propre corps, ressuscité après trois jours, 16.21 ; 17.23 ; 20.19 ; Jn 2.19-22, et ultérieurement l’Église, 16.18.
62 a) Vulg. ne voit ici qu’une seule question « Tu ne réponds rien à ce que ces gens attestent contre toi ? »
64 b) « La Puissance » est un équivalent de « Yahvé ». Jésus, renonçant en cet instant suprême à sa consigne du « secret messianique », cf. Mc 1.34, reconnaît catégoriquement qu’il est le Messie, ainsi qu’il l’avait déjà fait confesser à ses intimes, 16.16 ; mais il se dévoile davantage en se donnant, non comme le Messie humain traditionnel, mais comme le « Seigneur » du Ps 110, cf. 22.41s, et le personnage mystérieux, d’origine céleste, entrevu par Daniel, cf. 8.20. On ne le verra plus désormais que dans sa gloire, d’abord par le triomphe de la Résurrection, ensuite par celui du Royaume. Cf. 23.39 ; 24.30.
65 c) Le « blasphème » de Jésus consistait, non à se donner comme le Messie, mais à revendiquer la dignité du rang divin.
68 d) La rédaction de est maladroite car, n’étant pas voilé comme en Lc 22.63, Jésus peut désigner sans difficulté qui l’a frappé. L’important est qu’il est moqué comme « prophète », à cause de sa parole sur le Temple, et peut-être plus précisément comme « Messie-Prophète » (cette interpellation de Jésus par le vocatif « Christ » est unique dans les évangiles), c’est-à-dire comme prétendu Grand Prêtre eschatologique qui veut établir un nouveau Temple.
71 e) Var. (Vulg.) « Nazarénien ».
73 f) Le dialecte galiléen.
Les grandes lignes de la vie de Jésus que nous rencontrons chez saint Marc se retrouvent dans l’évangile de saint Matthieu, mais l’accent est mis de façon différente. Le plan d’abord est autre. Récits et discours alternent : 1-4, récit : enfance et début du ministère ; 5-7, discours : sermon sur la montagne (béatitudes, entrée dans le Royaume) ; 8-9, récit : dix miracles montrant l’autorité de Jésus, invitation aux disciples ; 10 : discours missionnaire ; 11-12, récit : Jésus rejeté par « cette génération »; 13, discours : sept paraboles sur le Royaume ; 14-17, récit : Jésus reconnu par les disciples ; 18, discours : la vie communautaire dans l’Église ; 9-22, récit : autorité de Jésus, dernière invitation ; 23-25, discours apocalyptique : malheurs, venue du Royaume ; 26-28, récit : mort et résurrection. On remarquera la correspondance des récits (nativité et vie nouvelle, autorité et invitation, refus et reconnaissance), et le rapport entre le premier et le cinquième discours, et entre le deuxième et le quatrième ; le troisième discours forme le centre de la composition. Comme par ailleurs Matthieu reproduit beaucoup plus complètement que Marc l’enseignement de Jésus (qu’il a en grande partie en commun avec Luc) et insiste sur le thème du « Royaume des Cieux », 3.2 ; 4.17, on peut caractériser son évangile comme une instruction narrative sur la venue du Royaume des Cieux.
Ce Royaume de Dieu (= des Cieux), qui doit rétablir parmi les hommes l’autorité souveraine de Dieu comme Roi enfin reconnu, servi et aimé, avait été préparé et annoncé par l’Ancienne Alliance. Aussi Matthieu, écrivant pour une communauté de chrétiens venus du judaïsme et sans doute discutant avec les rabbins, s’attache-t-il particulièrement à montrer dans la personne et l’œuvre de Jésus l’accomplissement des Écritures. À chaque tournant de son œuvre, il se réfère à l’AT pour prouver comment la Loi et les Prophètes sont « accomplis », c’est-à-dire non seulement réalisés dans leur attente, mais encore menés à une perfection qui les couronne et les dépasse. Il le fait pour la personne de Jésus, confirmant de textes scripturaires sa race davidique, 1.1-17, sa naissance d’une vierge, 1.23, à Bethléem, 2.6, son séjour en Égypte, son établissement à Capharnaüm, 4.14-16, son entrée messianique à Jérusalem, 21.5, 16 ; il le fait pour son œuvre, de guérisons miraculeuses, 11.4-5, d’enseignement qui « accomplit » la Loi, 5.17, en lui donnant une interprétation nouvelle et plus intérieure, 5.21-48 ; 19.3-9, 16-21. Et il ne souligne pas moins fortement comment l’humilité de cette personne et l’échec apparent de cette œuvre se trouvent aussi accomplir les Écritures : le massacre des Innocents, 2.17s, l’enfance cachée de Nazareth, 2.23, la mansuétude compatissante du « Serviteur », 12.17-21 ; cf. 8.17 ; 11.29 ; 12.7, l’abandon des disciples, 26.31, le prix dérisoire de la trahison, 27.9-10, l’arrestation, 26.54, l’ensevelissement durant trois jours, 12.40, tout cela était le dessein de Dieu annoncé par l’Écriture. Et de même l’incrédulité des foules, 13.13-15, et surtout des disciples des pharisiens, attachés à leurs traditions humaines, 15.7-9 et auxquels ne peut être donné qu’un enseignement mystérieux en paraboles, 13.14-15, 35, ceci encore était annoncé par les Écritures. Sans doute les autres synoptiques utilisent-ils aussi cet argument scripturaire, mais Matthieu le renforce notablement, au point d’en faire un trait marquant de son évangile. Ceci, joint à la construction systématique de son exposé, fait de son ouvrage la charte de l’économie nouvelle qui accomplit les desseins de Dieu dans le Christ.
Pour Matthieu Jésus est le Fils de Dieu et Emmanuel, Dieu avec nous dès le début. À la fin de l’évangile, Jésus en tant que Fils de l’homme est doté de toute autorité divine sur le Royaume de Dieu, aux cieux comme sur la terre. Le titre Fils de Dieu revient aux moments décisifs du récit : le baptême, 3.17 ; la confession de Pierre, 16.16 ; la transfiguration, 17.5 ; le procès de Jésus et sa crucifixion, 26.63 ; 27.40, 43, 54. Lié à ce titre-là, on trouve celui de Fils de David (dix fois, ainsi 9.27), en vertu duquel Jésus est le nouveau Salomon, guérisseur et sage. En effet Jésus parle comme la Sagesse incarnée, 11.25-30 et 23.37-39. Le titre Fils de l’homme, qui parcourt l’évangile, culminant à la dernière scène majestueuse, 28.18-20, vient de Dn 7.13-14, où il se trouve en rapport étroit avec le thème du Royaume.
L’annonce de la venue du Royaume entraîne une conduite humaine qui dans Matthieu s’exprime surtout par la poursuite de la justice et l’obéissance à la Loi. La justice, thème préféré de Matthieu (3.15 ; 5.6, 10, 20 ; 6.1, 33 ; 21.32), est ici la réponse humaine d’obéissance à la volonté du Père, plutôt que le don divin du pardon qu’elle est pour saint Paul. La validité de la Loi (Torah) mosaïque est affirmée, 5.17-20, mais son développement par les pharisiens est rejeté en faveur de son interprétation par Jésus, qui insiste surtout sur les préceptes éthiques, sur le Décalogue et sur les grands commandements de l’amour de Dieu et du prochain, et qui parle d’autres sujets (le divorce, 5.31-32 ; 19.1-10) dans la mesure où ils revêtent un aspect moral.
Parmi les évangélistes Matthieu se distingue aussi par son intérêt explicite pour l’Église, 16.18 ; 18.18 (deux fois). Il cherche à donner à la communauté des croyants des principes de conduite et des chefs autorisés. Ces principes sont évoqués dans les grands discours, surtout au chap. 18 qui contient des principes en vue de prendre des décisions et de résoudre des conflits : la sollicitude pour la brebis égarée et pour les petits, le pardon et l’humilité. Matthieu n’a pas le triple ministère des évêques, des presbytres et des diacres, mais il mentionne les sages ou les chefs instruits, et en particulier les apôtres, avec Pierre à leur tête, 10.2, qui participent à l’autorité de Jésus lui-même, 10.40 ; 9.8 ; il mentionne aussi les prophètes, les scribes, les sages, 10.41 ; 13.52 ; 23.34. Comme juge de dernière instance il y a Pierre, 16.19. Puisque le pouvoir, bien que nécessaire, est dangereux, les chefs ont besoin de l’humilité, 18.1-9. Matthieu ne se fait aucune illusion au sujet de l’Église. N’importe qui peut échouer (même Pierre, 26.69-75) ; les prophètes peuvent dire le faux, 7.15 ; dans l’Église saints et pécheurs sont mélangés jusqu’au dernier tri, 13.36-43 ; 22.11-14 ; 25. Néanmoins, les portes de l’Hadès ne prévaudront pas contre elle, 16.18, et elle est envoyée en mission au monde entier, 28.18-20. Le style de vie apostolique ou missionnaire est décrit en 9.36-11.1. Tout l’évangile est encadré par le formulaire selon lequel Dieu est uni avec son peuple par Jésus Christ, Mt 1.23 ; 28.18-20. Les rejetés de l’ancien Israël, 21.31-32, unis aux païens convertis, deviennent de nouveau le peuple de Dieu, 21.43. On comprend que cet évangile si complet et si bien organisé, rédigé dans une langue moins savoureuse mais plus correcte que celle de Marc, ait été reçu et utilisé par l’Église naissante avec une faveur marquée.
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26:57 They led him away to Caiaphas - From the house of Annas, the father - in - law of Caiaphas, to whom they had carried him first. Mc 14:53; Lc 22:54; Jn 18:12.
26:58 But Peter followed him afar off - Variously agitated by conflicting passions; love constrained him to follow his Master; fear made him follow afar off. And going in, sat with the servants - Unfit companions as the event showed.
26:60 Yet found they none - On whose evidence they could condemn him to die. At last came two false witnesses - Such they were, although part of what they said was true; because our Lord did not speak some of those words at all; nor any of them in this sense.
26:64 Hereafter shall ye see the Son of man - He speaks in the third person, modestly, and yet plainly; Sitting on the right hand of power - That is, the right hand of God: And coming upon the clouds of heaven - As he is represented by Daniel, Dn 7:13-14. Our Lord looked very unlike that person now!But nothing could be more awful, more majestic and becoming, than such an admonition in such circumstances!
26:65 Then the high priest rent his clothes - Though the high priest was forbidden to rend his clothes (that is, his upper garment) in some cases where others were allowed to do it, Lv 21:10; yet in case of blasphemy or any public calamity, it was thought allowable. Caiaphas hereby expressed, in the most artful manner, his horror at hearing such grievous blasphemy.
26:67 Then - After he had declared he was the Son of God, the sanhedrim doubtless ordered him to be carried out, while they were consulting what to do. And then it was that the soldiers who kept him began these insults upon him.
26:72 He denied with an oath - To which possibly he was not unaccustomed, before our Lord called him.
26:73 Surely thou art also one of them, for thy speech discovereth thee - Malchus might have brought a stronger proof than this. But such is the overruling providence of God, that the world, in the height of their zeal, commonly catch hold of the very weakest of all arguments against the children of God.
26:74 Then began he to curse and to swear - Having now quite lost the reins, the government of himself.