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Orthodox readings for 1 October 2024

The Jerusalem Bible (fr)

Galates, Chapitre 2,  vers 21

I. Preuve par les faits> 15 L’Évangile de Paul.
21 Je n’annule pas le don de Dieu : car si la justice vient de la Loi, c’est donc que le Christ est mort pour rien. »

Galates, Chapitre 3,  vers 1-7

II. Argumentation doctrinale> 1 L’expérience chrétienne., 6 La thèse de Paul.
Ô Galates sans intelligence, qui vous a ensorcelés ? À vos yeux pourtant ont été dépeints les traits de Jésus Christ en croix.
Je ne veux savoir de vous qu’une chose : est-ce pour avoir pratiqué la Loi que vous avez reçu l’Esprit, ou pour avoir cru à la prédication ?
Êtes-vous à ce point dépourvus d’intelligence, que de commencer par l’esprit pour finir maintenant dans la chair ?
Est-ce en vain que vous avez éprouvé tant de faveurs ? Et ce serait bel et bien en vain.
Celui donc qui vous prodigue l’Esprit et opère parmi vous des miracles, le fait-il parce que vous pratiquez la Loi ou parce que vous croyez à la prédication ?
Ainsi Abraham crut-il en Dieu, et ce lui fut compté comme justice.
Comprenez-le donc : ceux qui se réclament de la foi, ce sont eux les fils d’Abraham.
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2:21 f) En retournant à la Loi, cf. 3.17.


3:1 g) La doctrine de la rédemption par la mort et la résurrection du Christ constitue la base de la catéchèse paulinienne, cf. 1.1-4 ; 6.14 ; 1 Co 1.17-25 ; 2.2 ; 15.1-4 ; 1 Th 1.9-10 ; Ac 13.26-39.


3:3 h) Allusion à la circoncision que prônaient les prédicateurs judaïsants.


3:4 i) Autre traduction « Est-ce en vain que vous avez tant souffert ? »


3:6 j) Après avoir montré par les faits l’origine divine de son Évangile, Paul se lance maintenant dans une discussion théorique où il montre le bien-fondé de ses positions. La thèse défendue se trouve en 3.6-7 (c’est par la foi seule qu’on est justifié et que l’on devient fils d’Abraham). Pour ce faire, il va montrer que la filiation abrahamique ne vient pas de ce qu’on est juif, sujet de la Loi, car la Loi est incapable, par son rôle et sa nature, d’assurer cette filiation.


Les épîtres aux Galates et aux Romains doivent être traitées ensemble, car elles s’attaquent au même problème, l’une comme la première réaction que provoque une situation concrète, l’autre comme un exposé plus calme et plus complet qui met en ordre les idées suscitées par la polémique. Cette étroite parenté des deux épîtres est une des raisons majeures qui déconseillent de reporter la composition de Ga aux premières années de Paul, avant même le concile de Jérusalem, ainsi que certains l’ont proposé. Il a paru à ceux-ci que la deuxième visite de Paul à Jérusalem, racontée en Ga 2.1-10, devait être la deuxième visite mentionnée par les Actes, Ac 11.30 ; 12.25, non la troisième, Ac 15.2-30 (qui diffère sur plusieurs points du récit de Paul). Celui-ci paraissant d’autre part ignorer le Décret de Ac 15.20, 29 (cf. Ga 2.6), sa lettre devait être antérieure au concile de Jérusalem, et il suffisait pour cela d’admettre que les « Galates » fussent les Lycaoniens et les Pisidiens évangélisés durant le premier voyage missionnaire, l’aller et le retour de Paul expliquant la double visite que paraît supposer Ga 4.13.

Mais tout cela est peu fondé. S’il est vrai que la Lycaonie et la Pisidie ont été politiquement rattachées dès 36-25 av. J.-C. à la Galatie, le langage courant du Ier siècle de notre ère n’en a pas moins continué à réserver cette dernière dénomination à la Galatie proprement dite, sise plus au nord, et il paraît en particulier difficile que leurs habitants aient pu être appelés « Galates », Ga 3.1. D’ailleurs cette supposition difficile n’est nullement exigée. La deuxième visite de Ga 2.1-10 s’identifie fort bien avec la troisième de Ac 15 – avec laquelle elle a de si fortes ressemblances – beaucoup mieux qu’avec la deuxième, Ac 11.30 ; 12.25, si peu importante que Paul a pu la passer sous silence dans son argumentation de Ga, à moins encore qu’elle n’ait pas eu lieu et résulte simplement d’un doublet littéraire de saint Luc (cf. les Actes, Introduction et Ac 11.30). Ainsi l’épître aux Galates est bien postérieure au concile de Jérusalem. Si Paul n’y parle pas du Décret, c’est peut-être que celui-ci est lui-même d’une époque plus tardive (cf. Ac 15.1), circonstance qui expliquerait aussi l’attitude de Pierre blâmée en Ga 2.11-14. Les destinataires sont bien les habitants de la région « galate » parcourue par Paul lors des deuxième et troisième voyages, Ac 16.6 ; 18.23. Et la lettre a pu être écrite d’Éphèse, ou même de Macédoine, entre 54 et 55.

L’épître aux Romains a dû la suivre de près. Paul est à Corinthe (hiver 55-56), sur le point de partir pour Jérusalem d’où il espère se rendre à Rome et de là en Espagne, Rm 15.22-32 ; cf. 1 Co 16.3-6 ; Ac 19.21 ; 20.3. Mais il n’a pas fondé l’Église de Rome et n’est que médiocrement informé sur son compte, peut-être par des gens comme Aquilas, Ac 18.2 ; les quelques allusions de son épître laissent seulement entrevoir une communauté où les convertis du judaïsme et du paganisme risquent de se mésestimer. Aussi juge-t-il à propos, pour préparer sa venue, d’envoyer par sa patronne Phébée, Rm 16.1, une lettre où il expose sa solution du problème judaïsme et christianisme, telle qu’elle vient de mûrir sous le coup de la crise galate. Pour ce faire, il reprend les idées de Ga, mais d’une façon plus ordonnée et nuancée. Autant Ga représente un cri jailli du cœur où l’apologie personnelle, Ga 1.11 – 2.21, se juxtapose à l’argumentation doctrinale, Ga 4.1 – 4.31, et aux avertissements véhéments, Ga 5.1 – 6.18, autant Rm offre un développement continu où quelques grandes sections s’enchaînent harmonieusement à l’aide de thèmes d’abord annoncés et ensuite repris.

Pas plus que des épîtres aux Corinthiens et aux Galates, l’authenticité de l’épître aux Romains n’est sérieusement discutée par personne. Tout au plus a-t-on pu se demander si les ch. 15 et 16 ne lui ont pas été ajoutés après coup. Ce dernier en particulier, avec ses salutations si nombreuses, aurait été primitivement un billet destiné à l’Église d’Éphèse. Mais le chap. 15, en dépit de certains manuscrits, ne peut être détaché du corps de l’épître ; et ceux qui y maintiennent également le chap. 16 font observer que Paul n’adresse jamais de salutations à des individus appartenant aux communautés dans lesquelles il a travaillé. Cela aurait provoqué des jalousies s’il en avait traité différemment certains, dans un groupe dont tous les membres lui étaient connus. La liste de noms du chap. 16 indique qu’il était adressé à une Église que Paul n’avait pas fondée – ce qui exclut Éphèse comme destinataire. Quant à la doxologie Rm 16.25-27, les caractères particuliers de son style ne constituent pas un motif suffisant pour rejeter son authenticité, mais peuvent suggérer une date plus tardive.

Tandis que les épîtres aux Corinthiens opposaient le Christ Sagesse de Dieu à la vaine sagesse du monde, les épîtres aux Galates et aux Romains opposent le Christ Justice de Dieu à la justice que les hommes prétendraient mériter par leurs propres efforts. Là le danger venait de l’esprit grec avec sa confiance orgueilleuse dans la raison ; ici il vient de l’esprit juif, avec sa confiance orgueilleuse en la Loi. Des judaïsants sont venus dire aux fidèles de Galatie qu’ils ne pouvaient être sauvés s’ils ne pratiquaient la circoncision, se plaçant ainsi sous le joug de la Loi, Ga 5.2s. Paul s’oppose de toutes ses forces à ce retour en arrière qui rendrait vaine l’œuvre du Christ, Ga 5.4. Sans nier la valeur de l’économie ancienne, il lui assigne ses justes limites d’étape provisoire dans l’ensemble du plan de salut, Ga 3.23-25. La Loi de Moïse, de soi bonne et sainte, Rm 7.12, a fait connaître à l’homme la volonté de Dieu, mais sans lui donner la force intérieure de l’accomplir ; aussi n’a-t-elle abouti qu’à lui faire prendre conscience de son péché et du besoin qu’il a du secours de Dieu, Ga 3.19-22 ; Rm 3.20 ; 7.7-13. Or ce secours de pure grâce, promis jadis à Abraham avant le don de la Loi, Ga 3.16-18 ; Rm 4, vient d’être accordé en Jésus Christ : sa mort et sa résurrection ont opéré la destruction de l’humanité ancienne, viciée par le péché d’Adam, et la recréation d’une humanité nouvelle dont il est le prototype, Rm 5.12-21. Rattaché au Christ par la foi et animé de son Esprit, l’homme reçoit désormais gratuitement la vraie justice et peut vivre selon la volonté divine, Rm 8.1-4. Sa foi doit bien s’épanouir dans des œuvres bonnes ; mais ces œuvres accomplies par la force de l’Esprit, Ga 5.22-25 ; Rm 8.5-13, ne sont plus ces œuvres de la Loi dans lesquelles le Juif mettait sa confiance. Elles sont accessibles à tous ceux qui croient, fussent-ils venus du paganisme, Ga 3.6-9, 14 ; Rm 4.11. L’économie mosaïque, qui a eu sa valeur d’étape préparatoire, est donc désormais révolue. Les Juifs qui prétendent s’y maintenir se mettent en dehors du vrai salut. Dieu a permis leur aveuglement pour assurer l’accès des païens. Ils ne sauraient cependant déchoir pour toujours de leur élection première, car Dieu est fidèle : quelques-uns d’entre eux, le « petit reste » annoncé par les prophètes, ont cru ; les autres se convertiront un jour, Rm 9-11. Dès maintenant les fidèles du Christ, qu’ils soient d’origine juive ou païenne, doivent ne plus faire qu’un dans la charité et le support mutuel, Rm 12.1 – 15.13. Telles sont les grandes perspectives qui, esquissées dans Ga, sont amplifiées dans Rm et nous valent d’admirables développements sur le passé pécheur de toute l’humanité, Rm 1.18–3.20, et la lutte intérieure en chaque homme, Rm 7.14-25, la gratuité du salut, Rm 3.24 et passim, l’efficacité de la mort et de la résurrection du Christ, Rm 4.24s ; 5.6-11, participées par la foi et le baptême, Ga 3.26s ; Rm 6.3-11, l’appel de tous les hommes à devenir des enfants de Dieu, Ga 4.1-7 ; Rm 8.14-17, l’amour plein de sagesse du Dieu juste et fidèle qui dirige tout le plan du salut avec ses différentes étapes, Rm 3.21-26 ; 8.31-39. Les perspectives eschatologiques demeurent : nous sommes sauvés en espérance, Rm 5.1-11 ; 8.24 ; mais, comme dans les épîtres aux Corinthiens, l’accent est mis sur la réalité du salut déjà commencé : l’Esprit de la Promesse est déjà possédé à titre de prémices, Rm 8.23, dès maintenant le chrétien vit dans le Christ, Rm 6.11, et le Christ vit en lui, Ga 2.20.

L’épître aux Romains représente ainsi l’une des plus belles synthèses de la doctrine paulinienne. Ce n’est pourtant pas une synthèse complète, ce n’est pas toute la doctrine. L’intérêt de premier plan que lui a valu la controverse luthérienne serait dommageable s’il faisait négliger de la compléter par les autres épîtres en l’intégrant dans une synthèse plus vaste.

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2 


2:21 Meantime I do not make void - In seeking to be justified by my own works. The grace of God - The free love of God in Christ Jesus. But they do, who seek justification by the law. For if righteousness is by the law - If men might be justified by their obedience to the law, moral or ceremonial. Then Christ died in vain - Without any necessity for it, since men might have been saved without his death; might by their own obedience have been both discharged from condemnation, and entitled to eternal life.


3 


3:1 O thoughtless Galatians - He breaks in upon them with a beautiful abruptness. Who hath bewitched you - Thus to contradict both your own reason and experience. Before whose eyes Jesus Christ hath been as evidently set forth - By our preaching, as if he had been crucified among you.


3:2 This only would I learn of you - That is, this one argument might convince you. Did ye receive the witness and the fruit of the Spirit by performing the works of the law, or by hearing of and receiving faith?


3:3 Are ye so thoughtless - As not to consider what you have yourselves experienced? Having begun in the Spirit - Having set out under the light and power of the Spirit by faith, do ye now, when ye ought to be more spiritual, and more acquainted with the power of faith, expect to be made perfect by the flesh? Do you think to complete either your justification or sanctification, by giving up that faith, and depending on the law, which is a gross and carnal thing when opposed to the gospel?


3:4 Have ye suffered - Both from the zealous Jews and from the heathens. So many things - For adhering to the gospel. In vain - So as to lose all the blessings which ye might have obtained, by enduring to the end. If it be yet in vain - As if he had said, I hope better things, even that ye will endure to the end.


3:5 And, at the present time, Doth he that ministereth the gift of the Spirit to you, and worketh miracles among you, do it by the works of the law - That is, in confirmation of his preaching justification by works, or of his preaching justification by faith?


3:6 Doubtless in confirmation of that grand doctrine, that we are justified by faith, even as Abraham was. The Apostle, both in this and in the epistle to the Romans, makes great use of the instance of Abraham: the rather, because from Abraham the Jews drew their great argument, as they do this day, both for their own continuance in Judaism, and for denying the gentiles to be the church of God. Gn 15:6


3:7 Know then that they who are partakers of his faith, these, and these only, are the sons of Abraham, and therefore heirs of the promises made to him.


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Luc, Chapitre 3,  vers 23-38

II. Préparation du ministère de Jésus> 23 Généalogie de Jésus.
23 Et Jésus, lors de ses débuts, avait environ trente ans, et il était, à ce qu’on croyait, fils de Joseph, fils d’Héli,
24 fils de Matthat, fils de Lévi, fils de Melchi, fils de Jannaï, fils de Joseph,
25 fils de Mattathias, fils d’Amos, fils de Naoum, fils d’Esli, fils de Naggaï,
26 fils de Maath, fils de Mattathias, fils de Séméin, fils de Josech, fils de Joda,
27 fils de Joanan, fils de Résa, fils de Zorobabel, fils de Salathiel, fils de Néri,
28 fils de Melchi, fils d’Addi, fils de Kosam, fils d’Elmadam, fils d’Er,
29 fils de Jésus, fils d’Éliézer, fils de Jorim, fils de Matthat, fils de Lévi,
30 fils de Syméon, fils de Juda, fils de Joseph, fils de Jonam, fils d’Éliakim,
31 fils de Méléa, fils de Menna, fils de Mattatha, fils de Nathan, fils de David,
32 fils de Jessé, fils de Jobed, fils de Booz, fils de Sala, fils de Naasson,
33 fils d’Aminadab, fils d’Admin, fils d’Arni, fils de Hesron, fils de Pharès, fils de Juda,
34 fils de Jacob, fils d’Isaac, fils d’Abraham,
fils de Thara, fils de Nachor,
35 fils de Sérouch, fils de Ragau, fils de Phalec, fils d’Éber, fils de Sala,
36 fils de Kaïnam, fils d’Arphaxad, fils de Sem, fils de Noé, fils de Lamech,
37 fils de Mathousala, fils de Hénoch, fils de Iaret, fils de Maleléel, fils de Kaïnam,
38 fils d’Énos, fils de Seth, fils d’Adam, fils de Dieu.

Luc, Chapitre 4,  vers 1

II. Préparation du ministère de Jésus> 1 Tentation au désert.
Jésus, rempli d’Esprit Saint, revint du Jourdain et il était mené par l’Esprit à travers le désert
Read more:Luc, Chapitre 4
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3:23 p) En remontant, au-delà d’Abraham, jusqu’à Adam, la généalogie de Luc revêt un caractère plus universaliste que celle de Mt. Descendant d’Adam, et comme lui sans père terrestre, 1.35, Jésus inaugure une nouvelle humanité ; peut-être Luc, disciple de Paul, pense-t-il au Nouvel Adam, Rm 5.12. Sur les relations avec la généalogie de Mt, cf. Mt 1.1.


4:1 q) unit dans son récit les données de Mc (quarante jours de tentation) et celles de Mt (trois tentations au terme d’un jeûne de quarante jours). Il modifie l’ordre de Mt de manière à terminer par Jérusalem ; 2.38. Sur la nature de cette tentation, cf. Mt 4.1.


4:1 r) L’intérêt particulier de Luc pour l’Esprit Saint se manifeste non seulement dans ses deux premiers chapitres, 1.15, 35, 41, 67, 80 ; 2.25, 26, 27, mais encore dans le reste de son évangile où il ajoute sa mention plusieurs fois par rapport aux autres synoptiques, 4.1, 14, 18 ; 10.21 ; 11.13. Il en parle aussi très souvent dans les Actes, Ac 1.18. Cf. Mt 4.1.


Le mérite particulier du troisième évangile lui vient de la personnalité très attachante de son auteur, qui y transparaît sans cesse. Saint Luc est un écrivain de grand talent et une âme délicate. Il a mené son œuvre de façon originale, avec un souci d’information et d’ordre, 1.3. Ce n’est pas à dire qu’il ait pu donner aux matériaux reçus de la tradition un arrangement plus «sp;historique » que Matthieu et Marc ; son respect des sources et sa façon de les juxtaposer ne le lui permettaient pas. Son plan reprend les grandes lignes de celui de Marc avec quelques transpositions, ou omissions. Des épisodes sont déplacés, 3.19-20 ; 4.16-30 ; 5.1-11 ; 6.12-19 ; 22.31-34, etc., tantôt par soucis de clarté et de logique, tantôt par influence d’autres traditions, parmi lesquelles il faut noter celle qui se reflète également dans le quatrième évangile. D’autres épisodes sont omis, soit comme moins intéressants pour les lecteurs païens, cf. Mc 12.28-34, à comparer Lc 10.25-28. On remarquera surtout l’absence d’un correspondant à Mc 6.45-8.26. La différence la plus notable par rapport au deuxième évangile est la longue section médiane 9.51-18.14, qui est présentée sous la forme d’une montée vers Jérusalem à l’aide de notations répétées, 9.51 ; 13.22 ; 17.11, cf. Mc 10.1, et où l’on verra moins le souvenir réel de différents voyages que l’insistance voulue sur une idée théologique chère à Luc : la Ville sainte est le lieu où doit s’accomplir le salut 9.31 ; 13.33 ; 18.31 ; 19.11, c’est là que l’Évangile a commencé, 1.5s, et c’est là qu’il doit finir, 24.52s – par des apparitions et des entretiens qui n’ont pas lieu en Galilée, 24.13-51 ; et comp. 24.6 avec Mc 16.7, Mt 28.7, 16-20 – car c’est de là que doit partir l’évangélisation du monde, 24.47 ; Ac 1.8. Dans un sens plus large, c’est la montée de Jésus (et du chrétien) vers Dieu.

D’autres traits littéraires de Luc sont l’emploi des genres du symposium, 7.36-50 ; 11.37-54 ; 14.1-24, et du discours des adieux, 22.14-38, son goût des parallèles (Jean le Baptiste et Jésus, 1.5-2.52) et des inclusions, et le schéma promesse-accomplissement qui ponctue son récit.

Si l’on poursuit dans le détail la comparaison de Luc avec Marc et Matthieu, on observe sur le vif l’activité toujours en éveil d’un écrivain qui excelle à présenter les choses d’une façon qui lui est propre, évitant ou atténuant ce qui peut froisser sa sensibilité ou celle de ses lecteurs (8.43 comp. Mc 5.26 om. Mc 9.43-48 ; 13.32, etc.), ou bien leur être peu compréhensible (om. Mc 4.13 ; 8.32s ; 9.28s ; 14.50) ou les excluant (Lc 9.45 ; 18.24 ; 22.45), interprétant les termes obscurs (6.15) ou précisant la géographie (4.31 ; 19.28s, 37 ; 23.51), etc. Par ces nombreuses et fines touches, et surtout par le riche apport dû à son enquête personnelle, Luc nous livre les réactions et les tendances de son âme ; ou plutôt, par le moyen de cet instrument de choix, l’Esprit-Saint nous présente le message évangélique d’une façon originale, riche de doctrine. Il s’agit moins d’ailleurs de grandes thèses théologiques (les idées maîtresses sont les mêmes que chez Marc et Matthieu) que d’une psychologie religieuse où l’on trouve, mêlées à une influence très discrète de son maître Paul, les inclinations propres au tempérament de Luc. En vrai « scriba mansuetudinis Christi » (Dante), il aime à souligner la miséricorde de son Maître pour les pécheurs, 15.1s, 7, 10, et à raconter des scènes de pardon, 7.36-50 ; 15.11-32 ; 19.1-10 ; 23.34, 39-43. Il insiste volontiers sur la tendresse de Jésus pour les humbles et les pauvres, tandis que les orgueilleux et les riches jouisseurs sont sévèrement traités, 1.51-53 ; 6.20-26 ; 12.13-21 ; 14.7-11 ; 16.15, 19-31 ; 18.9-14. Cependant même la juste condamnation ne se fera qu’après les délais patients de la miséricorde, 13.6-9 ; comp. Mc 11.12-14. Il faut seulement qu’on se repente, qu’on se renonce, et ici la générosité exigeante de Luc tient à répéter l’exigences d’un détachement décidé et absolu, 14.25-34, notamment par l’abandon des richesses, 6.34s ; 12.33 ; 16.9-13. On notera encore les passages propres au troisième évangile sur la nécessité de la prière, 11.5-8 ; 18.1-8, et sur l’exemple qu’en a donné Jésus, 3.21 ; 5.16 ; 6.12 ; 9.28. Enfin, comme chez saint Paul et dans les Actes, l’Esprit Saint occupe une place de premier plan que Luc seul souligne en 1.15, 35, 41, 67 ; 2.25-27 ; 4.1, 14, 18 ; 10.21 ; 11.13 ; 24.49. Ceci, avec l’atmosphère de reconnaissance pour les bienfaits divins et d’allégresse spirituelle, qui enveloppe tout le troisième évangile, 2.14 ; 5.26 ; 10.17 ; 13.17 ; 18.43 ; 19.37 ; 24.51s, achève de donner à l’œuvre de Luc cette ferveur qui touche et réchauffe le cœur.

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3 


3:23 And Jesus was - John's beginning was computed by the years of princes: our Saviour's by the years of his own life, as a more august era. About thirty years of age - He did not now enter upon his thirtieth year (as the common translation would induce one to think) but he now entered on his public ministry: being of such an age as the Mosaic law required. Our great Master attained not, as it seems, to the conclusion of his thirty - fourth year. Yet what glorious achievements did he accomplish within those narrow limits of time! Happy that servant, who, with any proportionable zeal, despatches the great business of life; and so much the more happy, if his sun go down at noon. For the space that is taken from the labours of time, shall be added to the rewards of eternity. The son of Heli - That is, the son - in - law: for Heli was the father of Mary. So St. Matthew writes the genealogy of Joseph, descended from David by Solomon; St. Luke that of Mary, descended from David by Nathan. In the genealogy of Joseph (recited by St. Matthew) that of Mary is implied, the Jews being accustomed to marry into their own families.


3:38 Adam the son of God - That is, whatever the sons of Adam receive from their human parents, Adam received immediately from God, except sin and misery.


4 


4:1 The wilderness - Supposed by some to have been in Judea; by others to have been that great desert of Horeb or Sinai, where the children of Israel were tried for forty years, and Moses and Elijah fasted forty days. Mt 4:1; Mc 1:12.


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